samedi, octobre 01, 2011

La vie privée de Guyet-Desfontaines (1797-1857)

La naissance de Guyet-Desfontaines le 17 avril 1797 a fait l’objet d’une fausse déclaration sur l’identité de ses parents. Il s’agissait alors pour sa mère, toujours mariée au vicomte Charles Auguste de Lespinay, parti guerroyer contre les révolutionnaires dans les rangs des émigrés, de cacher cette naissance adultérine et ses liens amoureux avec le jeune républicain originaire de St Fulgent, Joseph Guyet. On déclara un faux père : Desfontaines. Ses parents naturels, mariés en 1802, l’adoptèrent légalement en 1824 (la loi exigeait alors d’avoir l’âge minimum de 50 ans pour adopter). Il prit ainsi le nom de Guyet-Desfontaines.
Sur la jeunesse de Marcellin Guyet-Desfontaines, nous disposons de peu d’informations. Le peintre Delacroix a été son camarade au lycée impérial de la rue St Jacques à Paris (actuel lycée Louis Le Grand). Avec des parents fortunés, propriétaires du domaine de Linières (Vendée), le jeune Marcellin a dû recevoir une solide éducation, comme il le montrera plus tard dans sa vie d’adulte. Après le baccalauréat il a fait son droit.
Dans son milieu familial, il a grandi avec le culte des principes nouveaux nés de la Révolution française. Mais il a dû aussi intégrer la partie royaliste de son « patrimoine génétique », avec l’histoire de sa mère, et les du Vigier de Mirabal. Les enfants du grand-oncle Jean Baptiste du Vigier, qui s’était fait massacrer en tant que garde du corps du roi le 10 août 1792, avait une autre vision de la Révolution Française. Un petit-fils participera à l’âge de 16 ans, dans la troupe des zouaves pontificaux en 1860 contre les piémontais, à la sanglante bataille de Castelfidardo. (1)
Ajoutées à un héritage culturel aussi contrasté, les conditions rocambolesques de la déclaration de sa naissance, l’attente du délai de son adoption officielle par ses parents naturels en 1824, la mort de sa demi-sœur en 1811, Henriette de Lespinay, tous ces éléments lui ont donné une enfance et une adolescence peu banales. Indiquons tout de suite que dans sa vie d’adulte, il a beaucoup contribué au bonheur de ses proches, et il s’est consacré au service des autres dans l’action politique, donnant l’image d’un homme responsable et équilibré.
Après son droit il a débuté dans la vie comme avocat près la cour d’Assise de Paris, puis au bout de quelques années il s’est orienté vers le notariat. Il a été nommé à son office du no 6 rue du Faubourg-Poissonnière (ancien 2ème arrondissement de Paris), à l’âge de 29 ans le 30 mai 1826. Son étude devait être importante. A son endroit, on notera l’expression de « riche notaire parisien », employée dans un document.
Nous savons qu’il était passionné de théâtre, de peinture, de musique et de littérature. Il aimait fréquenter des artistes comme son ami Delacroix. Un de ses clercs de notaires, Félix Arvers (1806-1850), embauché en 1830, connut le succès en tant que poète à son époque. Un biographe du poète a écrit : « Il taquinait la Muse et publia un recueil de poèmes intitulé Mes Heures perdues (1833). Perdues surtout, a-t-on fait remarquer, pour son employeur, Me Marcelin-Benjamin Guyet-Desfontaines, notaire, chez qui il avait débuté en qualité de sixième clerc ; mais cet excellent homme, ami des belles-lettres et des poètes romantiques, savait fermer les yeux. » Il quitta l’étude en 1836 en tant que 2e clerc.
Marcellin avait 33 ans quand son père est mort. C’est à la même époque qu’il rencontra sa future femme chez Isidore Guyet, dont il était le cousin issu de germain. Journaliste au Courier Français, Isidore habitait au no 26 boulevard de Boule. Républicain, il avait bien sûr signé la pétition contre la première des cinq ordonnances de Charles X du 26-7-1830 suspendant la liberté de la presse et rétablissant la censure. Contre la majorité des journalistes de l’époque, c’était un homme cultivé et instruit. Il avait notamment réalisé une bonne édition de Voltaire.

(1) Journal L’ami de la Religion et du Roi (1860), page 257

Mais cet homme recevait aussi chez lui sa nièce et son neveu, les enfants d’une sœur de sa femme : Emma Chassériau et Amaury-Duval. Emma Duval s’était mariée avec A. Chassériau, mais était devenue veuve.
Elle faisait alors pour son oncle « le résumé des principaux articles des journaux de Paris, peut-être un ministre, auquel ce résumé était envoyé », selon ce qu’écrit Amaury-Duval dans son livre de souvenirs. Il continue en expliquant la rencontre des deux futurs époux. Nous avons consacré un article spécialement sur cette rencontre. (2)
Guyet-Desfontaines s’intéressa à l’ancêtre de la photographie. A ce titre, on lui doit des clichés de daguerréotype, dont certains d’entre eux furent vendus aux enchères à Drouot-Richelieu en décembre 2008. Ils étaient estimés dans le catalogue à 200/300 €. La daguerréotypomanie, comme l’appela un caricaturiste, s’empara des gazettes vers 1839. Le 6 mars 1841, à onze heures du matin, Louis Philippe se fit daguerréotyper dans la cour des Tuileries et l’opération dura trois minutes.
Néanmoins, c’est un des plus grands peintres français, Ingres (1780-1867), qui nous permet de montrer Guyet-Desfontaines dans un dessin, à la mine de plomb et rehauts de blanc (32x24.3 cm). Il est conservé au musée Bonnat de Bayonne et provient du fonds Amaury-Duval, légué à son élève Froment-Delormel. Marcellin nous apparaît élégant et sûr de lui, sensible et observateur, à l’aise dans les contacts humains, avec un air malin.
Emma, revenue habiter chez son père après la banqueroute de son premier mari et sa fuite en Amérique du sud, fréquentait le salon des Nodier à l’Arsenal, un des lieux réputés de rencontre des artistes romantiques. Elle avait elle-même créé son propre salon chez son père, qui avait un logement de fonction, quai Conti à Paris. Il était en effet secrétaire de l’Académie des Inscriptions et belles lettres. Elle y réunissait des écrivains, des musiciens, des chanteurs et des comédiens. Après son mariage, elle emmena tout ce monde chez son mari, rue du Faubourg-Poissonnière d’abord, puis au no 36 de la rue Anjou St Honoré.
Guyet-Desfontaines aimaient les artistes, nous l’avons vu, son épouse aussi. Léon Séché, dans son Etudes d’Histoire romantique Alfred de Musset (1907) écrit à propose de son étude notariale : « Déjà fréquentée par les écrivains et les artistes, elle était déjà devenue, à partir de son mariage avec Mme veuve Chassériau, fille, sœur et nièce des trois Duval, (3) une manière d’académie, un salon où passaient et repassaient, chaque semaine, les habitués de l’Arsenal, à commencer par la famille Nodier. On y dansait, on y faisait de la musique, on y disait des vers, et les clercs de l’étude étaient de toutes les fêtes. »
La personnalité d’Emma, les nombreuses lettres qu’elle a écrites, la notoriété de ses fréquentations, la réputation de son salon, forment un ensemble qui mérite plusieurs exposés particuliers sur cette femme, même si cette présentation oblige à séparer artificiellement la part de vie commune du couple, notamment leur vie mondaine et familiale.
Guyet-Desfontaines perdit sa mère en avril 1833.
Il se trouva alors à la tête d’une importante fortune, ayant recueilli l’héritage de ses parents et de sa demi-sœur.
Il possédait le domaine de Linières (Vendée) bien sûr, mais aussi son étude de notaire, des fermes dans le marais vendéen et son immeuble à Paris.
Il va acquérir une partie du domaine de Montrouge qui appartenait à son beau-père, Alexandre Amaury Duval, et à ses enfants. Celui-ci s’était porté caution pour son gendre, Adolphe Chassériau, quand ce dernier, quittant l’armée après Waterloo, s’était lancé dans une affaire d’édition de livres. Il avait fait faillite, mettant son beau-père dans des difficultés financières. Pour en sortir, celui-ci pu compter sur la générosité de son deuxième gendre, qui lui racheta la propriété familiale des Duval à Montrouge. Et à la fin de sa vie, son beau-père vint habiter chez lui. (4)
Marcellin adopta la fille de son épouse, issue de son premier mariage, Isaure. Celle-ci avait 12 ans quand elle vint habiter chez son beau-père. Ce dernier la reçue et l’adopta comme sa propre fille, lui procurant les moyens d’une éducation d’un enfant de la haute société.


(2) Amaury-Duval, Souvenirs (1829-1830) Plon (1885), page 251
(3) Amaury le père (membre de l’académie des Inscriptions et Belles lettres, écrivain et ancien directeur des Beaux-arts sous Napoléon), Amaury-Duval le frère (peintre reconnu de l’école classique), Alexandre l’oncle (membre de l’académie française, dramaturge à la mode).
(4) V. Noël-Bouton-Rolet, Amaury-Duval : l’homme et l’œuvre (2007)

Il accueillit aussi le frère de son épouse, Amaury-Duval. Ce dernier avait son atelier de peintre et son domicile à Paris, mais cela ne plaisait pas à sa sœur Emma, une sorte de « mère poule ». Avec l’accord de son mari, Emma réussit à faire revenir habiter son frère chez eux. Ils avaient beaucoup d’amis communs dans le monde des arts. A titre d’exemple, on relève que l’étude de Guyet-Desfontaines était au nombre des trois études de notaires qui recueillirent des dons au bénéfice des incendiés du théâtre de la Gaîté du 21-2-1835 (5)
Ce fut une famille unie, y compris dans les difficultés, tous amis des arts, sinon artistes eux-mêmes. Après Joseph Guyet, propriétaire de 1800 à 1830, les trois propriétaires qui se sont succédés à Linières sont : M et Mme Guyet-Desfontaines (de 1830 à 1868), Marcel de Brayer, leur petit-fils (de 1868 à 1875) et Amaury-Duval (de 1875 à 1885), le grand-oncle de ce dernier, et frère de Mme Guyet-Desfontaines.
L’histoire personnelle de chacun d’eux est intimement liée à celle des autres. Ils appartiennent tous à une même famille très unie par de forts sentiments. C’est ce qui explique que l’universitaire Véronique Noël-Bouton-Rollet, centrée dans ses recherches pour sa thèse de doctorat sur l’homme Amaury-Duval et sur son œuvre, s’est intéressée naturellement à ses proches : M. et Mme Guyet-Desfontaines, leur fille Isaure de Brayer et leur petit-fils Marcel de Brayer.
Aussi nous devons souligner dès maintenant la place éminente de Marcellin Guyet-Desfontaines parmi les membres de cette famille, y compris pour sa belle-fille et pour son beau-frère. Elle va au-delà de l’épaisseur de son porte-monnaie. Il est l’exemple même d’un homme de cœur et aussi du service que peut rendre l’argent qu’on a.
Le premier domicile de Guyet-Desfontaines au moment de son mariage est celui de son étude notariale rue du Faubourg-Poissonnière. Rapidement il emménagera au no 36 de la rue Anjou St Honoré. C’était un immeuble datant du XVIIIe siècle, détruit en 1861 lors du prolongement du boulevard Malesherbes et situé à la place de l’actuel No 28. Talleyrand a habité au no 35. (6) Plus tard Guyet-Desfontaines habita au no 13 rue de la rue de Tivoli, devenue ensuite rue d’Athènes.
Avec son épouse ils voyagèrent beaucoup, découvrant l’Italie, notamment Venise, l’Allemagne et la vallée du Rhin, la Suisse, la Hollande, l’Angleterre, où ils continuaient de fréquenter des amis des Duval, les Heath.
Ils découvrirent les bains de mer, dont la mode a été lancée à leur époque. Ils choisirent un endroit pas trop éloigné de Paris : Etretat sur le rivage de la Manche.
Ils eurent leur résidence de campagne aussi, délaissant Montrouge pour rester proches de leurs amis installés dans l’Ouest parisien. Ce fut un pavillon, loué semble-t-il dès 1835, à Luciennes (devenu Louveciennes). Le peintre Roqueplan a exposé au salon de 1856 une vue « du pavillon de Louveciennes, prise des hauteurs de Marly et appartenant à Guyet-Desfontaines. » (7)
En 1847 Guyet-Desfontaines achète un château à Marly le Roi, à côté de Luciennes. Aujourd’hui disparue, la propriété était située à proximité de celle de la comédienne Rachel, dont le terrain est actuellement occupé par des lycées, à l’orée du parc royal et de l’Abreuvoir. Le chemin de fer de la gare St Lazare à St Germain en Laye avait été inauguré en 1837 et son trajet durait 25 minutes. On était proche de la gare de St Germain. Dans son livre, Les environs de Paris (1856), Adolphe Joanne écrit : « De la place de l’Eglise (Marly), sur laquelle on remarque une belle maison de campagne, appartenant à M. Guyet-Desfontaines, on atteint en deux ou trois minutes une porte qui donne accès dans la forêt».

(5) Journal l’Indépendant du 26-2-1835
(6) A. Castelot, Talleyrand ou le cynisme, Perrin (1980), pages 205 et 353
(7) Revue universelle des arts 1855 T2, page 82

Le village de Marly, alors une commune de 1200 habitants, est bâti sur un promontoire dominant d’environ 150 m la Seine, proche. Le château a disparu aujourd’hui. Depuis 1830, de nombreuses personnalités s'installèrent à Marly : Geneviève Lambert de Sainte-Olive, veuve du baron Guillaume Dupuytren, Charles Duveyrier dit "Mélesville", Rachel. Alexandre Dumas habitait à St Germain, tout à côté. (8)
A Marly, Guyet-Desfontaines put aussi cultiver une autre de ses passions : l’horticulture. Ses compétences le font admettre comme membre de la Société d’Acclimatation pour la protection de la nature, dans sa séance du 11-5-1855. (9) Il engagea du personnel pour entretenir les jardins et les serres, sous les ordres d’un jardinier en chef, Jean Aimé Lesueur (1815-1897). Ce dernier a travaillé ensuite à Boulogne pour le grand parc Rothschild (parc James). (10) Guyet-Desfontaines s’est tellement plu à Marly qu’à partir de la fin des années 1840, il préférait y rester le plus possible plutôt que de retourner à Paris. C’est sans surprise qu’on note sa nomination de maire de Marly le Roi du 26-6-1849 au 4-01-1852. Il fut élu conseiller général de la Seine et Oise. Les courtes biographies de lui, qui indiquent qu’après avoir perdu les élections législatives de 1848 il s’est « retiré sur ses terres en Vendée », ne sont pas exactes sur ce point.
Marly fut aussi le lieu privilégié d’une passion qu’il partagea avec sa femme : le théâtre. Mais dans le couple, le rôle principal en ce domaine était tenu par elle et nous l’évoquerons à son sujet. On peut cependant noter qu’en pleine Révolution de 1848, l’amour du théâtre et sa réputation en ce domaine, font nommer pour un temps Guyet-Desfontaines membre de la commission devant décider du choix du nouveau commissaire du gouvernement à la Comédie Française. Celle-ci venait de faire elle aussi sa révolution en acclamant le gouvernement républicain et en faisant déclamer La Marseillaise par Mlle Rachel, célèbre comédienne et amie proche des Guyet-Desfontaines. On y célébrait aussi la suppression de la censure sur ses activités et la dissolution de la commission de surveillance du théâtre. En lui confiant cette courte mission, les républicains victorieux de 1848 signifiaient que Guyet-Desfontaines n’était pas un de leurs ennemis politiques.
La grande passion de Guyet-Desfontaines, en dehors des arts, ce fut la politique.
Il était partisan du nouveau régime de la Monarchie de Juillet. En digne membre de la famille Guyet, Marcellin Guyet-Desfontaines avait applaudi au renversement de la branche aîné des Bourbons. Le nouveau régime avait besoin de gagner à sa cause la circonscription législative des Herbiers en Vendée, où se trouvait Linières sur la commune de Chauché. Elle était représentée par un député légitimiste, ennemi du nouveau régime, Gabriel du Chaffault. A l’époque la fonction de député n’était pas rémunérée, mais Guyet-Desfontaines possédait précisément une fortune suffisante pour lui permettre de se consacrer à cette fonction. Il devint député de la Vendée de 1834 à 1848. Son activité de parlementaire est décrite dans mon livre et ses campagnes électorales auprès de ses électeurs ont déjà fait l’objet d’un article spécial sur le présent site. Avec une vie aussi remplie désormais, il vendit en 1836 son étude de notaire, vivant des rentes procurées par son importante fortune.
Pour sa participation à ces élections, Marcellin avait son pied à terre aux Herbiers, au château du Bignon, chez un frère de son père, Louis René Guyet (1776-1853). Le manoir du Bignon avait été acquis en 1828 par cet oncle à la famille des vicomtes de Rouault. Le nouveau propriétaire avait entrepris de remanier le pavillon central et sa façade du XVIIe, en ramenant des pierres taillées de l'abbaye de la Grainetière. Voici ce que Louis Guyet écrivait à son neveu, député de la Vendée le 5-4-1844, parmi des nouvelles diverses des amis et membres de la famille : « Je t’annoncerai que j’ai reçu en apparence bien conditionné deux paniers de vin de champagne. (11) A ton prochain voyage dans notre bocage, et lors de ton séjour au Bignon nous nous assurerons si l’intéressé est en aussi bon état, en attendant reçois mes remerciements… Aurais-je le plaisir cette année d’embrasser les bonnes joues dodues de ma nièce. Dis-lui en attendant que je te charge de lui donner un compte de baisers » Et puis il y a toujours les inévitables « pistons » demandés au député : « Timoléon a écrit à A. Guyet pour son frère Adolphe : aura-t-il l’espoir d’être placé ? C’est un jeune homme qui par son âge, la raison de son avancée, est bien longtemps à obtenir un léger avancement. »
Son engagement chez les libéraux conduira, on le sait, Guyet-Desfontaines à participer aux évènements qui préparèrent la Révolution de 1848, mais il n’était pas pour autant du camp des républicains. Il restera fidèle jusqu’à la fin de sa vie à la famille d’Orléans, lui rendant visite dans son exil londonien. On a un texte du petit-fils de son épouse (issu du premier mariage de celle-ci), Marcel de Brayer, à l’âge de 9 ans, rendant visite à la reine en 1851 à Claremont dans la banlieue de Londres, emmené par ses grands-parents.

Marcellin Benjamin Guyet-Desfontaines est mort à l’âge de soixante ans le 22 avril 1857.
La Revue de Bretagne et de Vendée écrit après sa mort : « De son côté le département de la Vendée a perdu récemment deux de ses anciens députés, M. Guyet-Desfontaines et M. Isambert. M. Guyet-Desfontaines était un homme aimable, un homme d’esprit et de talent, et qui savait faire d’une belle fortune un heureux usage : député de la Vendée de 1834 à 1848, puis membre du conseil général de Seine et Oise et maire de Marly le Roi jusqu’en 1851, il est mort à Paris le 22 avril dernier, une huitaine de jours après M. Isambert ». (12) La revue, marquée à droite, a salué l’homme au-delà de ses convictions politiques qu’elle ne partageait pas.

(8) Nous avons cité les noms d’amis des Guyet-Desfontaines
(9) Bulletin de la Société d’Acclimatation, pour la protection de la nature (juin 1855)
(10) Lettre de Denis Lesueur, un descendant rencontré sur le web (novembre 2010)
(11) Le nombre de bouteilles dans un panier a varié avec les époques. Dans ces années 1840 la technique du bouchonnage des bouteilles de vin de champagne avait fait des progrès avec les capsules.
(12) La Revue de Bretagne et de Vendée (Tome 1-Nantes-1857, numérisé au Harvard college library)


Emmanuel François
Octobre 2011

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