mercredi 21 août 2019

La vie religieuse à Saint-André-Goule-d’Oie (1820-1900)


Eglise paroissiale de Saint-André-Goule-d’Oie
Les activités liées à la pastorale ne sont pas toujours bien présentes dans les archives paroissiales. On y conserve la comptabilité de la fabrique, mais la statistique est une notion trop récente pour en rendre compte dans les temps anciens, sauf pour la communion de Pâques. Pourtant cette activité a été très forte dans la période 1820-1900 à Saint-André-Goule-d’Oie. Limitée dans son étude à cause des délais de protection des données personnelles dans les archives paroissiales, la période a fait l’objet de travaux statistiques dirigés par l’évêché et poussant l’observation jusque dans les années 1950. Témoignent de cette activité religieuse les chiffres de 93 % de pratique de la messe du dimanche chez les adultes, et 97 % de pratique de la communion de Pâques, constatées en 1956 dans le canton de Saint-Fulgent dont fait partie la paroisse de Saint-André (1). En 1823-1826, la pratique pascale à Saint-Fulgent atteignait les 93,8 %, descendu à 82,8 % en 1894-1896. Le redressement s’est opéré ensuite dès 1930 « à la faveur d’une modernisation réussie du système paroissial (œuvres et associations) » pendant la IIIe république (2). Cette vie religieuse a laissé des traces dans les archives de la paroisse de Saint-André-Goule-d’Oie dans trois domaines : les missions et les reliques, les indulgences et les confréries. Ces documents rendent compte d’évènements et de constitutions, comprenant parfois des listes de paroissiens, mais celles-ci de manière trop parcellaire pour une étude quantitative.

Les missions apostoliques et les reliques


Au début du mois de mai 1836 se déroula une mission dans la paroisse de Saint-André-Goule-d’Oie, animée par deux missionnaires montfortains de Saint-Laurent-sur-Sèvre. Le 10 mai, mardi des rogations (3e jour précédant le jeudi de l’Ascension), eut lieu une cérémonie d’inauguration de la relique de saint André apôtre. « La cérémonie commencée par une procession au calvaire, a été suivie d’un sermon sur les saintes reliques et d’une messe solennelle de saint André, et de la vénération de la sainte relique que tous les fidèles ont été admis à baiser ». Par les soins d’un nommé Marchand, prêtre missionnaire de la Congrégation du Saint Esprit, on a placé dans le mur de l’église du côté de l’évangile près le tableau de saint André (dans l’ancienne église) « un reliquaire en bois de 8 à 10 pouces de haut, dont le pied carré est en noir, le milieu ovale doré et orné de sculpture est surmonté d’une petite croix également dorée ». La relique de saint André apôtre avait été envoyée de Rome avec une attestation d’authenticité que les membres de la fabrique signèrent avoir vue (3).

Dans cet évènement il faut distinguer les œuvres missionnaires de celles liées aux dévotions comme la vénération des reliques, et sans doute la mission eut-elle un rôle plus important que la relique elle-même. Les missions paroissiales consistaient en une série d’exercices religieux dirigés dans une paroisse par un ou plusieurs prédicateurs extraordinaires, afin d’obtenir la conversion des populations ou l’approfondissement de leur vie chrétienne. Ces expéditions apostoliques se différenciaient des prédications ordinaires par les ministres des lieux. Elles se distinguaient aussi des prédications des missionnaires itinérants (le célèbre P. Grignon de Montfort par exemple). C’est après le concile de Trente (1545-1563), face au péril protestant, qu’elles eurent beaucoup de succès. On a ainsi la relation d’une mission à Saint-Fulgent en mars 1706, qui dura 5 semaines avec un programme chargé pour les 5 missionnaires venant de Beaulieu, de prêches (2 par jour) dans le parler local, de confessions, de visites domiciliaires, de processions, etc. (4). Cet exemple est symptomatique du réveil spirituel en France au 18e siècle. À peine la Révolution achevée, le problème des missions se posa à nouveau, pour rechristianiser un pays que l’on jugea alors largement décatholicisé. Devant l’insuffisance du clergé séculier rescapé des luttes de la Révolution, et l’absence du clergé régulier (les quelques représentants disparurent à ce moment-là), on se tourna vers les missionnaires. Il faut dire que pendant la tourmente des vocations étaient nées, et en Vendée le milieu était propice. À cet égard, la présence de fidèles chaque dimanche dans l’église de Saint-André-Goule-d’Oie, pourtant vendue comme bien national, mentionnée en février 1799, est révélatrice (5). Il n’y avait plus de prêtre et on priait sans lui. Cette ferveur s’explique au moins en partie comme une réaction au retour en septembre 1797, des persécutions antireligieuses de la Révolution. Dès l’Empire de Napoléon les missions reprirent et le XIXe siècle fut un siècle missionnaire. Une multitude de nouvelles institutions et congrégations se joignirent à ce mouvement, comme les Pères de Chavagnes-en-Paillers fondés en 1841. Les anciennes communautés se reconstituèrent et participèrent à cet élan missionnaire, dont les montfortains présents en mai 1836 dans la paroisse, mais aussi les jésuites et surtout les capucins qui disposaient de prédicateurs populaires au talent exceptionnel. Le père Marchand cité lors de la cérémonie à Saint-André appartenait à la congrégation du Saint Esprit, fondée en 1703 à Paris. Les missions paroissiales ont donc participé, en premier lieu, à la reconquête catholique.

Saint André
S’agissant du choix de l’apôtre André, un des douze apôtres de Jésus Christ, le fondateur du christianisme, pour la relique dans l’église de Saint-André-Goule-d’Oie, ce fut un geste fort en l’occurrence, même si la vénération des reliques n’était plus aussi répandue qu’au Moyen Âge. 

De plus une parcelle de la vraie croix fut exposée en 1846 dans l’église paroissiale de Saint-André-Goule-d’Oie sur décision des vicaires généraux de l’évêché de Luçon. Ceux-ci attestent de « l’authenticité de certaines parcelles du précieux bois de la croix de N. S. J. C. (Notre Seigneur Jésus Christ) disposées en forme de croix, appliquées sur un petit morceau de papier blanc de même forme, et ensuite sur une étoffe de soie rouge ; nous les avons placées dans un reliquaire de forme ovale et doré par devant, fermé de ce côté par un verre, et de l’autre par un fil de soie rouge dont les extrémités sont réunies par de la cire rouge, sur laquelle nous avons appliqué le sceau du chapitre » (6). Cette parcelle a voyagé dans les paroisses du diocèse.

Les indulgences

Dans la doctrine catholique, le péché (transgression de la loi de Dieu) doit être purgé dans l’au-delà (purgatoire) par des actes de réparation après avoir été absous dans la confession. Mais la peine peut être atténuée voire effacée par l'indulgence, partielle ou plénière. Le pardon de la confession efface la faute mais pas les effets de cette faute, que le pécheur est invité à réparer. Une formule célèbre ne dit rien d’autre : « Les casseurs seront les payeurs ! » Donc, moyennant certains actes, on diminue sa peine et on abrège son purgatoire. Voilà pour le principe des indulgences. En pratique son histoire est mouvementée.

Dès le Ve siècle, des codifications sont apparues sous l’instigation de missionnaires irlandais (les plus célèbres moines furent les saints Patrick, Colomban, Finnian, Kevin) dont la vie ascétique aurait fait du moindre chartreux un moine pantouflard ! Les tarifications sont devenues de plus en plus détaillées et sévères, et furent consignées dans des Pénitenciers, ou Guides pour confesseurs, qui se répandirent dans tout l’Occident. Pour éviter toute dérive de la part des confesseurs, des conciles fixèrent des barèmes généraux pour tous. Puis les autorités ecclésiastiques se mirent à tirer profit de ces indulgences, notamment avec les croisades en Terre Sainte au XIe siècle. Des indulgences furent promises aux combattants. Elles virent surtout la bonne affaire quand elles transformèrent les indulgences en monnaie sonnante et trébuchante. C’est ainsi que l’Église en fit commerce, ainsi que des reliques. Ce marchandage fut la goutte qui fit déborder le vase de la contestation : la construction de la basilique Saint-Pierre se faisait avec les sous des indulgences. Ainsi un certain Luther placarda ses fameuses 95 thèses sur la porte de l’église de Wittenberg où figurait le scandale du commerce des indulgences. La querelle des indulgences fut une des causes du schisme avec les protestants. On peut comprendre ensuite qu’il ne fallait pas trop sortir ces histoires d’indulgences et qu’il convenait de les faire oublier quelques temps. Ce n’est qu’à la fin du XIXe siècle qu’elles réapparurent dans le contexte d’une certaine restauration catholique. Exprimée en durée pour orienter la dévotion des fidèles, l’indulgence partielle n’emportait pas une remise de temps équivalente de purgatoire, mais le décompte a pris dans l’esprit de certains fidèles une place jugée trop importante par le concile Vatican II. Cette durée a été supprimée en 1967 par le pape Paul VI (7). Le contexte étant rappelé, voyons ce qui se passa à Saint-André-Goule-d’Oie au 19e siècle.

Le 21 mars 1884 l’évêque de Luçon accorda une indulgence de 40 jours pour chaque prière de l’Ave Maria récitée devant la statue de la Vierge dans l’église paroissiale, dont il avait béni la statue le 16 mars précédent (8).

En 1887 l’évêque accorda deux autres indulgences pour des calvaires dans la paroisse de Saint-André :

     Le 31 mars 1887 il accorda une indulgence de 40 jours pour ceux qui, apercevant la croix des Passelines, feront un signe de croix (9). Elle est située sur la route de Chauché à Saint-Fulgent en face de la voie conduisant au village de la Porcelière. Elle avait été érigée l’année précédente en mémoire de Pierre François Cougnon (1765-1793) par son petit-fils François Pierre Cougnon. Celui-ci voulait honorer son grand-père mort à Savenay le 23 décembre 1793, lors d’une terrible bataille qui marqua la fin de la Virée de galerne pendant la guerre de Vendée. L’association du Chant de la Pierre (Chauché) s’est occupée récemment de restaurer cette grande croix en pierres de taille. Après quoi, elle a fait l’objet d’une bénédiction le samedi 6 juin 2009 par le Père René Bousseau. Ce dernier a lu à cette occasion le document de l’évêque de Luçon, daté du 31 mars 1887, et donnant l’indulgence de 40 jours en se signant devant la croix (10).
-        Le 21 juillet 1887 l’évêque de Luçon accorda une autre indulgence de 40 jours pour ceux qui réciteront un Pater à la vue du calvaire, alors en bois, érigé au village de la Baritaudière (11).
Enfin le 17 juillet 1901, à la suite de la mission, l’évêque de Luçon accorda aussi une autre indulgence de 40 jours pour ceux qui, apercevant la croix située à l’entrée du bourg sur la route de Saint-Fulgent, feront un signe de croix (12).

Les croix, souvent érigées à l’occasion des missions apostoliques, étaient perçues de l’extérieur comme la manifestation du catholicisme des habitants, mais pour l’Eglise catholique elles étaient avant tout le signe du salut par excellence. Elles font partie des paysages de la commune.

Les confréries

Elles étaient au 19e siècle dans les paroisses catholiques, des groupements ou associations de fidèles érigés par la hiérarchie de l’Eglise dans un but précis de piété ou de charité.

L’évêque de Luçon érigea le 25 février 1822 dans l’église de Saint-André-Goule-d’Oie la Confrérie du Saint Rosaire, à la demande du curé Victor Marie Challet (13). Dans l’ordonnance épiscopale il est dit que les noms des associés des deux sexes seront inscrits sur un registre particulier. Ils bénéficieront des indulgences accordées par le Saint-Siège apostolique à cette confrérie. Cette très ancienne confrérie créée par les dominicains, réunissait depuis la fin du Moyen Âge les fidèles pour prier le Rosaire, qui est un exercice de piété catholique consistant à réciter des chapelets d’oraisons consacrés à la Vierge Marie, mère de Jésus Christ. Il existe bien dans les archives un registre des membres de la confrérie commençant en 1844 (14). Ils étaient nombreux et on y reconnait des personnalités de la commune impliquées au conseil municipal ou à la fabrique. On relève sur ce registre la réception des nouveaux curés nommés dans la paroisse. Ainsi du curé Prosper Guibert arrivé en 1857 et reçu par la confrérie le 3 octobre 1858, du curé Augustin Baudry qui le remplace et reçu en 1861 (il mourra en 1868 à Saint-André). Le registre consigne régulièrement de nouveaux membres de 1859 à 1862, ensuite les dates ne sont pas indiquées. On a même un groupe de quelques personnes demeurant à Saint-Fulgent.

La Confrérie de l’Adoration perpétuelle de N. S. J. C. (Notre Seigneur Jésus Christ) dans le très Saint Sacrement de l’autel a été établie à perpétuité dans la paroisse de Saint-André-Goule-d’Oie par ordonnance de l’évêque de Luçon et les soins de M. Challet curé de cette paroisse, le 1e du mois d’avril 1830. Un document du curé note les noms des personnes qui se sont succédées de minuit à minuit pendant plusieurs jours à cette époque pour prier dans l’église. Elles se relevaient au bout d’une heure (15). La documentation conservée ne concerne qu’une courte période mais on peut penser que la pratique dura plus longtemps. C’est au XIXe siècle que l’Adoration permanente pour les fidèles laïcs prend son essor avec la création de nombreuses associations et sociétés. Les nuits d’Adoration se répandent en France, et l’année 1881 verra le jour du premier congrès eucharistique international. Tout cela dans le but de lutter contre l’ignorance et l’indifférence religieuses.

A la demande du curé Chauvin, l’évêque érigea le 20 juillet 1855 dans l’église de Saint-André la Confrérie du Saint Scapulaire. Il accorda à perpétuité les indulgences dont jouissent les mêmes confréries établies à Rome. Elles étaient du ressort de l’ordre religieux des Carmes (Notre-Dame du Mont-Carmel et saint Simon Stock). Le curé actuel de la paroisse est nommé directeur de la confrérie, et ses successeurs à perpétuité. Il pourra bénir les scapulaires et les médailles pour les associés seulement (16). Les noms des fidèles qui « paraîtront digne de cette faveur par leur dévotion et leur piété » au curé, ont été inscrits par lui là aussi sur un registre, couvrant une période accessible au public et une autre période (la plus récente) non accessible (17).

En 1894 c’est la Confrérie des Mères chrétiennes qu’on introduisit dans la paroisse de Saint-André. Dans leur règlement on voit que son but est de multiplier les grâces (aides surnaturelles et bienveillance divine) dont les mères de famille ont besoin pour maintenir l’esprit religieux dans les familles, et pour donner à leurs enfants une éducation solidement chrétienne. Elles porteront une croix suspendue à leur cou. Dirigée par le curé, la confrérie est gouvernée par un conseil de 8 membres élus à vie. Celui-ci décide des adhésions. Les associées se réunissent chaque mois un dimanche après les vêpres, où notamment le curé fera une instruction. Elles auront une place réservée dans toutes les processions solennelles derrière leur bannière. L’évêque signa son ordonnance d’érection le 8 janvier 1894 à la demande du curé Verdon et approuva ses statuts (18). La confrérie était affiliée à l’archiconfrérie dont le siège était à Paris. Le curé actuel de la paroisse est nommé directeur de la confrérie, et ses successeurs à perpétuité. Les noms des associées seront inscrits sur un registre particulier.

Bannière de la Confrérie 
du Très Saint Sacrement
Après avoir ciblé les mères de famille, le curé Morandeau de la paroisse porta attention aux hommes avec la Confrérie du Très Saint Sacrement, érigée par l’évêque le 15 juin 1905. Le Saint Sacrement (hostie consacrée) était exposé le 3e dimanche de chaque mois depuis la fin de la messe jusqu’à la fin des vêpres, « à condition qu’il y ait au moins deux personnes en adoration et qu’aucune cérémonie n’y fasse obstacle ». Il est aussi permis la procession du Très Saint Sacrement à condition que « M. le curé ait un dais convenable » (19). L’adoration du Saint Sacrement était ancienne et le développement de sa dévotion était lié aux débats théologiques, puisqu’elle porte la marque la plus forte du catholicisme dans sa théorie de la transsubstantiation (conversion du pain et du vin en corps et sang du Christ lors de l'Eucharistie). En réaction aux doctrines protestantes sur l’Eucharistie (niant aussi bien la transsubstantiation que la présence réelle), le concile de Trente et la contre-réforme catholique vont la développer.

L’évêque de Luçon approuva le 11 août 1908 les statuts de la Confrérie de la Doctrine chrétienne de la paroisse de Saint-André-Goule-d’Oie, œuvre de catéchistes volontaires. Elle se proposait de remédier à l’ignorance religieuse, en faisant le catéchisme aux enfants et en formant des auxiliaires du prêtre à cet effet. Ses membres étaient des parents qui enseignaient le catéchisme à leurs enfants, les instituteurs, ceux qui enseignent un minimum et ceux qui cotisaient à l’œuvre. Elle était dirigée par le curé et affiliée à l’archiconfrérie de Paris. Ses membres bénéficiaient d’indulgences accordées à la confrérie par le pape. Une réunion annuelle était prévue le 28 avril avec la célébration d’une messe spéciale pour les associés morts et vivants, et une instruction du curé. C’était le jour de sa fête patronale, jour aussi de la fête du révérend père de Montfort, apôtre de la Vendée (20). Les Pères ou les Frères de la Doctrine chrétienne constituaient une congrégation née, là encore, du concile de Trente et du constat de la faiblesse de la formation des catéchistes et des séminaristes. Ils n’ont pas été les seuls dans cette mission. Il suffit de penser à saint Philippe Néri et à l’Oratoire. Ils seront dispersés en 1792, et ils se reconstitueront au XIXe siècle.

Les archives de la paroisse de Saint-André sont lacunaires pour d’autres confréries. Ainsi en est-il pour l’Œuvre de la propagation de la Foi dont avons seulement une liste de membres vers les années 1870 (21). Cette confrérie avait été fondée à Lyon en 1822, et a fait partie des Œuvres Pontificales Missionnaires, ayant pour but de soutenir les missionnaires dans tous les continents en collectant de l’argent.

L’œuvre de la Sainte Enfance recruta aussi des paroissiens à Saint-André dans la deuxième moitié du 19e siècle (22). C’était une œuvre caritative catholique au service des missions. Elle a été fondée par un certain abbé de Forbin-Janson (1785-1844), missionnaire de la société des Missionnaires de France, elle-même fondée par le bordelais Jean-Baptiste Dauzan (1757-1847) dès l’époque de l’Empire. Elle se veut au service de la mission (créer des écoles chrétiennes, soutenir les familles chrétiennes…), axée au départ sur l’évangélisation de la Chine.

Conclusions

À travers l’exemple de la paroisse de Saint-André-Goule-d’Oie, c’est toute la Vendée, terre chrétienne a priori, qui participa au XIXe et première moitié du XXe siècle autant qu’ailleurs à l’élan missionnaire engagé par l’église catholique pour faire de la France une nouvelle terre chrétienne. Cette évangélisation s’est voulue populaire, rétablissant les dévotions ancestrales pour la piété des fidèles. Elle visa la formation des âmes, sans oublier les engagements sociaux. Mais de ces derniers les archives de la paroisse n’ont pas gardé trace, et pourtant on sait à quel point ils ont marqué l’évolution de la société vendéenne au XXe siècle vers la modernité et le développement économique.


(1) Henry Baudry, Actes du colloque de Saint-Fulgent, 27-28 septembre 1979, CNRS-CEAS Vendée-Insee-Laboratoire de géographie rurale de l’université de Nantes. Cité par Guillaume Cuchet, Comment notre monde a cessé d’être chrétien, Seuil, 2018, page 109.
(2) Guillaume Cuchet, Comment notre monde a cessé d’être chrétien, Seuil, 2018, page 110.
(3) Réception d’une relique de saint André l’apôtre le 10 mai 1836, Archives de la paroisse de Saint-Jean-les-Paillers, relais de Saint-André-Goule-d’Oie, carton no 28, chemise II.
(4) Rapports des chefs de services au conseil général de Vendée, 1899, 2e session ordinaire (vue 242/641).
(5) Lettre du 27 pluviôse an 7 de Benjamin Martineau, commissaire cantonal, au commissaire du département, Archives du diocèse de Luçon, fonds de l’abbé Boisson : 7 Z 12-III.
(6) Attestation du 10-1-1846 de parcelles de la croix du Christ exposées dans l’église de Saint-André, idem relais de Saint-André-Goule-d’Oie : carton no 28, chemise II.
(7) Letouzey et Ané, article Indulgences, dans Catholicisme, 1960, pages 1520-1536.
(8) Indulgence accordée le 21-3-1884 à Saint-André, Archives de la paroisse de Saint-Jean-les-Paillers, relais de Saint-André-Goule-d’Oie, carton no 31, chemise XIII.
(9) Indulgence le 31-3-1887 pour la croix des Passelines, idem : carton no 31, chemise XIII.
(10) Témoignage Mme Lucienne Mandin en 2010.
(11) Indulgence le 21-7-1887 pour le calvaire de la Baritaudière, idem : carton no 31, chemise XIII.
(12) Indulgence du 17-7-1901 pour la croix à l’entrée du bourg, idem : carton no 31, chemise XIII.
(13) Érection le 25-2-1822 dans l’église de Saint-André de la confrérie du Saint Rosaire, Archives de la paroisse de Saint-Jean-les-Paillers, relais de Saint-André-Goule-d’Oie, carton no 30, chemise IX.
(14) Membres de la Confrérie du Rosaire, Archives de la paroisse de Saint-Jean-les-Paillers, relais de Saint-André-Goule-d’Oie : E 2/15.
(15) Confrérie de l’adoration perpétuelle à Saint-André vers 1830, idem : E/9 et E/10.
(16) Érection le 20-7-1855 dans l’église de Saint-André de la Confrérie du Saint Scapulaire, idem : carton no 30, chemise IX.
(17) Membres de la Confrérie du Saint Scapulaire, ibidem : E 2/15.
(18) Érection le 8-1-1894 dans l’église de Saint-André de la Confrérie des Mères chrétiennes, idem : carton no 30, chemise IX.
(19) Érection le 15-6-1905 dans l’église de Saint-André de la confrérie du Très Saint Sacrement, idem : carton no 30, chemise IX.
(20) Statuts du 11-8-1908 de la Confrérie de la Doctrine chrétienne de la paroisse de Saint-André-Goule-d’Oie, idem : carton no 30, chemise IX.
(21) Membres de l’œuvre de la Propagation de la Foi, idem : E 2/15.
(22) Membres de l’œuvre de la Sainte Enfance, idem E 2/15.

Emmanuel François, tous droits réservés
Août 2019