samedi 2 avril 2011

Pierre François Mandin, adjoint au maire de 1826 à 1830


Pierre François Mandin remplace François Fluzeau, comme adjoint du maire de Saint-André-Goule-d’Oie, à une date que nous ne connaissons pas. Ce dernier est mort en 1824. Mandin apparaît dans cette fonction dans des registres conservés aux Archives à partir du 1e janvier 1826, le maire étant alors François Cougnon. Il restera adjoint du maire suivant nommé dans les deniers temps de la Restauration monarchique : Léon de Tinguy. Mandin démissionnera, comme le maire, en 1830 pour protester contre l’arrivée du nouveau roi citoyen, Louis Philippe, après que la Révolution de juillet 1830 eut détrôné Charles X.

Encore moins que le maire, nous n’avons rien trouvé concernant son activité municipale. Dans les archives de la paroisse on relève qu’il fut membre du conseil de la fabrique de Saint-André dès 1805. Il signera un procès-verbal de la fabrique le 10 avril 1836 comme président, trois ans avant son décès. Mais sa vie de combattant vendéen a laissé plus de traces et mérite d’être racontée.

François (le prénom Pierre est parfois oublié) Mandin, a été capitaine dans l’armée vendéenne, ce qui pour un paysan le fait sortir du lot. Dans le contrôle nominatif des anciens officiers, sous-officiers et soldats vendéens blessés, qui sont proposés pour recevoir les secours accordés par l’ordonnance royale du 3 décembre 1823, on relève le capitaine Mandin Pierre François, né le 25 février 1769. Il y est dit qu’il « a fait les premières campagnes. »

Dans un autre document on note que Mandin Pierre François, « capitaine, distingué, a commandé des volontaires en corps d’élite. » En 1828, un nouveau contrôle nominatif le dit toujours capitaine, avec la notation : « A passé la Loire. Mérite. » Il est le 3e capitaine connu de Saint-André dans les armées vendéennes, après François Cougnon du Coudray et François Fluzeau de la Brossière. Nous avons publié leur biographie sur ce site.

Les recherches de l’historien Alain Gérard sur la guerre de Vendée montrent les manipulations et mensonges véhiculés parfois avec de faux documents. Ainsi en est-il de la déclaration, il est vrai particulièrement « trop belle pour être vraie », de Westermann, triomphant après le massacre de Savenay. Nous ne pouvons plus la reprendre sans tenir compte des travaux d’A. Gérard. Il en est de même avec les méticuleuses vérifications d’A. de Guerry à propos de la participation des frères Royrand aux combats de la guerre de Vendée. C’est pourquoi nous reprenons cet article pour le rectifier sur ces deux points.

Sa famille


Pierre François Mandin est né le 25 février 1769 à Saint-André-Goule-d’Oie et est décédé le 21 janvier 1839 dans la même commune. Il était fils de François Mandin (1745-1829) et de Marie Roger (1745-1809), demeurant au bourg de Saint-André.

Son père était sacristain de la paroisse et sa présence est fréquente sur les registres clandestins (1793-1794) du prieur Allain, alors que ce dernier était obligé de se cacher à Chavagnes-en-Paillers, au village de la Maigrière ou dans la forêt de Gralas. Il enterrait les morts et devait sans doute suppléer à l’absence du prêtre dans ces circonstances pour conduire quelques prières. Le grand-père, Jean Mandin (1711-1756) et l’arrière-grand-père, François Mandin (1681-1756), étaient aussi sacristains. Le père de ce dernier l’était aussi, ainsi que nous avons pu le relever sur le registre paroissial de Saint-André en 1670 (voir page 79 de mon livre). Et l’avant-dernier de ses fils, Jean Mandin, le sera aussi. Cette fonction de sacristain constituait un emploi partagé avec celui de cultivateur, longtemps resté dans la même famille.
Pierre François Mandin était l’aîné d’une famille de 8 enfants dont 6 survivants.

Pierre François Mandin dans les premiers combats des gens de Saint-André-Goule-d’Oie


Il a fait partie des jeunes gens de Saint-André-Goule-d’Oie qui se sont engagés sous les ordres de Charles de Royrand (1726-1793), demeurant alors à la Burnière de Chavagnes-en-Paillers.

Le « bounhomme Rouérand », comme l’appelaient les paysans, était un ancien officier du régiment de mousquetaires de Navarre, puis d’Armagnac. Il avait été blessé à la bataille de Raucoux (1746) et avait été distingué par le titre de chevalier de Saint Louis. Il fut proclamé à Saint-Fulgent par les paysans des environs comme leur général. Il remporta la première bataille rangée des révoltés vendéens contre des troupes de ligne le 19 mars 1793. En septembre 1793, son territoire du centre de la Vendée étant tenu par les bleus, il se joignit à l’armée des Mauges et participa ensuite, par discipline militaire et malgré ses convictions, à la Virée de Galerne, où il y mourut. Un autre frère Royrand, Charles Augustin, fut fusillé à Vannes en 1795 après le désastre de Quiberon, trois jours après son neveu, Charles César.

François Mandin se retrouva aussi en compagnie d’un autre « gouledoisien », officier membre de l’état-major du général de Royrand, propriétaire au bourg de Saint-André-Goule-d’Oie, Jean Aimé Jacques de Vaugiraud. Celui-ci était né à Mortagne le 4 janvier 1753 et avait été officier de marine, comme le vice-amiral Pierre René Marie de Vaugiraud (1741-1819), son cousin. Son père était Jean Gabriel de Vaugiraud, chevalier seigneur du Coudray en 1753, et sa mère Marie Jacquette Boutiller.

Maurice Maupilier, dans son livre sur l’Histoire de Saint-Fulgent, raconte que vers la fin de 1792 les rapports de police signalent dans la région de Montaigu la présence d’Aimé de Vaugiraud qui se cache dans ses terres (il était noble). Cité à comparaître devant le directoire du département de la Vendée, il ne se présente pas. Le 2 mars 1793 le directoire se plaint que le district de Montaigu ne fait rien pour le chercher. Ambroise Martineau, membre du directoire du département, charge alors son frère Benjamin, membre de la municipalité de Saint-Fulgent, en vertu de ses fonctions, de « requérir la force publique » pour exécuter l’arrêté d’arrestation de Vaugiraud. La brigade de Saint-Fulgent n’a pas pu intervenir : la maison de Vaugiraud à Saint-André était gardée par un rassemblement de paysans que Benjamin Martineau qualifie, pour se justifier, de « formidable ».

Les administrateurs nomment alors Rouillé pour rechercher Vaugiraud. Il réquisitionne des citoyens de Fontenay membres de la garde nationale. Les « soixante hommes furent enveloppés en un clin d’œil » (Mercier du Rocher) à Saint-Fulgent par des paysans. Il n’y eu pas de bataille mais une fuite de Rouillé et de ses hommes, suivis par Benjamin Martineau et son beau-père Simon Charles Guyet, pour se protéger des insurgés.

Vaugiraud assista le général de Royrand au moment de sa mort le 5 décembre 1793, près de Baugé, après qu’il eut été blessé à la bataille de Granville. Il réussit à repasser la Loire et continuera d’habiter le bourg de Saint-André (il est parrain en 1806 et témoin d’un mariage en 1808).

Comme Aimé de Vaugiraud, et avec d’autres hommes de Saint-André, François Mandin participa à la Virée de Galerne. Citons aussi François Girard (natif de la Chevaleraye) qui fut chargé au Mans par le généralissime de La Rochejaquelein, de retourner en Vendée porter une lettre à Charette lui demandant des secours. Il réussit à rejoindre ce dernier, mais trop tard pour empêcher le désastre de la Virée de Galerne.

Cependant, tous les jeunes de la paroisse ne passèrent pas la Loire. Ainsi le capitaine de paroisse, François Cougnon, fit le choix avec d’autres, de rester pour se battre dans l’armée de Charette et celle du Centre reconstituée par Sapinaud de la Rairie.

Dans la Virée de Galerne


Jules Girardet : La défaite de Cholet
L’expression signifie que les combattants et les fuyards, femmes et enfants (on sait que la vicomtesse de Linière en faisait partie), ont traversé la Loire à Saint-Florent-le-Vieil (Maine-et-Loire) pour se diriger en direction du Nord. Le vent de galerne désignait le vent du nord. Cette traversée a été comme une fuite éperdue, après une défaite militaire, pour rejoindre un hypothétique débarquement d’alliés sur la côte normande. Elle a concerné 35 000 hommes combattants, traînant avec eux 15 000 femmes, vieillards et enfants.

Commencés spontanément en divers lieux en mars 1793, les premiers combats vendéens furent victorieux jusqu’à la défaite devant Nantes en juin 1793. Après la défaite devant Cholet en octobre 1793, les combattants des armées d’Anjou et du Poitou (sauf Charette qui était resté dans sa contrée de l’ouest de la Vendée), suivis de celles et ceux qui fuient les incendies et les massacres, ne savent pas où aller. Deux chefs suggèrent alors de rejoindre le Maine où des partisans devraient venir les renforcer. Du 18 octobre au 23 décembre, une longue colonne de Vendéens alla jusqu’à Granville où elle échoua à prendre la garnison. Sans l’aide promise inconsidérément, elle reflua ensuite chez elle dans un cortège de misères, se fit massacrer devant le Mans (où la vicomtesse de Linière a été sauvée par un jeune chef : Forestier) et courut éperdue vers la Loire. Des 50 000 Vendéens qui ont traversé le fleuve deux mois plus tôt il ne reste plus que 15 000 survivants. Devant Ancenis ils échouent à passer la Loire, bien gardée par les républicains.

L’historien E. Gabory indique que « la faim, la dysenterie en tuèrent plus que le fer ; rien ne les fit trembler. Ils battirent Kléber, Marceau, Westermann en dix rencontres : ils s’emparèrent d’une dizaine de villes. Sans vivres, sans vêtements, ils parcoururent 170 lieues de chemin en moins de deux mois. Ils traînaient avec eux des femmes, des enfants, des vieillards, des malades- tout un peuple -et leurs difficultés étaient surhumaines. Nulle défaite ne fut plus glorieuse. »

Le massacre de Savenay


Bloqués devant Ancenis, alors ils fuient vers Savenay en passant par Nort et Blain pour rejoindre la Bretagne, où peut-être ils pourront trouver refuge. Ils ne sont plus que 7 000, dont 5 000 en état de se battre. Ils se retrouvent le 22 décembre à Savenay. Au sud, la Loire immense et infranchissable, à l’est l’ennemi qu’ils fuient, au nord des marécages vers la Vilaine, à l’ouest les immenses marécages de la Grande Brière. Vers 13 h les soldats du général républicain Westermann arrivent aux avant-postes vendéens qui ont résolu de vendre chèrement leur vie. A la nuit tombée les républicains cessent le combat malgré leur supériorité en nombre, mais craignant leurs adversaires dans les combats nocturnes.

Le 23 décembre au matin Westermann se frotte les mains, les bleus sont maintenant à quatre contre un. Les Vendéens attaquent les premiers, prennent deux pièces de canon. Pliant sous le nombre, ils sont refoulés dans Savenay, où le combat continue au corps à corps, furieux. Peu d’entre eux peuvent s’échapper, environ 2 000 Vendéens y réussiront. Les autres sont voués au massacre. La chasse à l’homme durera huit jours. Pour l’abréger, on promet la vie sauve à ceux qui se rendront : 1 200 fugitifs s’y laissent prendre : ils sont fusillés au bourg de Savenay.

François Mandin présent a réussi à s’échapper du massacre de Savenay. Son évasion de cet enfer a été racontée dans un livre publié à Abbeville en 1894 : « Paysans et ouvriers – Héros et martyrs », par C. Paillart, Imprimeur-Editeur. Voici l’extrait intitulé « Les deux Mandins » :

« Nés à Saint-Fulgent, au village de la Chaunière (1), les deux cousins ne se ressemblent guère. L’aîné fit toute la grande guerre et passa la Loire : il se conduisit en vrai Vendéen pendant cette lamentable campagne d’outre Loire et parvint à échapper au désastre de Savenay. Monté avec un autre Vendéen dans une moitié de barrique, il se laissa aller au cours de l’eau et parvint à aborder sur la rive gauche de la Loire, cette nuit-là, la lune brillait de tout son éclat, les fugitifs furent aperçus pendant leur périlleuse navigation par les chaloupes armées qui défendaient les rives du fleuve. Malgré les balles qui sifflaient à leurs oreilles, les hardis navigateurs firent une heureuse traversée, et après avoir couru maints dangers parvinrent à rejoindre St Fulgent. »

Sa femme dans les épreuves de la guerre


A son retour François Mandin épousa le 11 janvier 1798 (ou 21 nivôse an VI - vue 16 à Saint-André) la veuve de son ancien camarade de combat, François Cougnon, un cousin des frères Cougnon, les intrépides capitaines de paroisse de Saint-André-Goule-d’OieIl était mort à la bataille de Savenay. Leurs arrière-grands-parents étaient communs.

Au sujet des morts à la bataille de Savenay, il faut rappeler qu’un certain nombre de prisonniers furent emmenés à Nantes et fusillés dans les fameuses carrières de Gigant. En souvenir des fusillés à Gigant, eux et les autres, une rue de Nantes, située à l’emplacement de ces tragiques carrières, porte le nom de « rue des martyrs ». Elle est située entre la rue du colonel Desgrées du Lou et la rue Bouchaud. Et une stèle, conservée près du trottoir d’un immeuble moderne au no 7 de la rue des martyrs, existe toujours. Une croix en fer y est incrustée, et deux inscriptions y sont gravées : « 1793-1794 » et « passants priez pour eux ». Un petit espace devant la stèle n’a pas été pavée pour y lasser pousser des fleurs (2).

La veuve de François Cougnon s’appelait Jeanne Guilmineau. Le contrat de mariage fut passé devant le notaire des Essarts, Vincent Frappier, le 9 frimaire an VI, soit le 29 novembre 1797 (3). Suivant l’usage, tous les proches parents, oncles, frères et sœurs, cousins, sont présents des deux côtés et cités dans le contrat de mariage. Celui-ci a pour objet de faire entrer le nouvel époux dans la communauté existante entre la mariée et son jeune fils âgé de six ans, né de son premier mariage. La part du marié, égale à chacune des deux existantes de la mère et du fils, est évaluée à trois cent francs, que devront verser ses parents.

La Bergeonnière
Il éleva aussi l’orphelin survivant, Pierre François (4). Le couple vécut au village de la Bergeonnière et eut ensuite quatre enfants : Pierre né le 15.09.1799, Jeanne Françoise née le 17.12.1802 et décédée le 25.10.1803, Jeanne née le 25.09.1804 et décédée le 22-10-1805, Geneviève Jeanne née le 08.05.1808.

Son épouse, Jeanne Guilmineau, après avoir perdu son premier mari, vit elle-même la mort de près. L’Abbé Charpentier, dans son ouvrage (1906) : « Saint-André-Goule-d’Oie - Chez nous en 1793 », rapporte l’anecdote suivante, parlant de la femme Mandin : « Un jour, sur le seuil de la maison de Mandin, des cavaliers bleus qui passaient, obligèrent sa femme, Jeanne Guillemineau, à se mettre à genoux. Ils voulaient la fusiller. Le premier lui tire un coup de pistolet : le pistolet rate. Le second l’ajuste : le pistolet rate encore. Un troisième lui met son arme sur le front : le pistolet rate toujours… » La scène s’est déroulée au village de la Bergeonnière. Elle a été rapportée par la petite-fille de Jeanne Guilmineau, Véronique Gilbert (habitant la Rabatelière) à l’auteur, quelques dizaines d’années après les évènements, et écrite par lui. On ne peut donc pas garantir l’authenticité des détails. Mais il n’y a aucune raison de mettre en doute l’exactitude du fait lui-même.

Dans les « Chroniques paroissiales » des abbés Aillery et Pontdevie (1891), les auteurs racontent un autre épisode de la guerre de Vendée concernant ce Mandin qui avait « échappé au désastre de Savenay et passé la Loire sous le feu des chaloupes canonnières ». Voici en résumé ce qu’ils écrivent.

Illustration de la revue 
du Souvenir Vendéen
La maison de ce Mandin, ou plutôt de sa future femme Jeanne Guilmineau, a été épargnée lors du passage d’une colonne infernale au mois de mars 1794 à la Bergeonnière. L’histoire de ce « miracle » commence au soir de la bataille de Chauché du 2 février précédent, gagnée par les Vendéens sous les ordres du général Charette, contre trois colonnes infernales, l’une venant de St Fulgent, l’autre des Essarts et la troisième venant de St Denis la Chevasse. Les combats ont été meurtriers et Charette a accepté de donner l’ordre de tuer les prisonniers, sur l’insistance de ses soldats. L’exaspération avait monté parmi eux avec les tueries des colonnes infernales. L’heure était désormais dans le camp vendéen à la vengeance. Au soir de la bataille, un capitaine des « bleus » s’égare dans les champs en voulant se cacher des poursuites des cavaliers vendéens. Il arrive au village de la Bergeonnière et frappe à une porte pour demander l’hospitalité. C’est la maison où loge Pierre François Mandin, revenu lui aussi de la bataille de Chauché. Il accepte de lui donner à manger et de le loger pour la nuit. Le lendemain matin, il le conduira vers Saint-Fulgent. Sur ce dernier détail le narrateur a sans doute simplifié après coup, car Mandin n’a habité chez sa femme normalement qu’à partir de 1798.

Deux mois plus tard, la colonne infernale du général Grignon (ou de Dutruy, les deux semblent avoir sévi à Saint-André-Goule-d’Oie) remonte de Chantonnay vers Montaigu. A partir de l’Oie, les destructions sur le côté gauche de la Grande Route sont confiées au capitaine sauvé par Pierre Mandin. La troupe arrive ainsi au village de la Bergeonnière et son capitaine reconnaît tout de suite la maison hospitalière où il fut hébergé au soir de la bataille de Chauché. Il place une sentinelle devant pour la protéger. Toutes les maisons du village furent incendiées sauf celle de Jeanne Guilmineau.

Jeanne Guilmineau est décédée à la Bergeonière le 28 octobre 1828, à l’âge de 60 ans. Elle avait fait son testament le 9 septembre 1726 devant Guesdon, notaire à Saint-Fulgent (5). Elle habitait alors au Coudray, étant déjà malade, probablement dans la maison des parents de son deuxième mari. Elle lègue tous ses biens à son mari. Le même jour, son mari a dicté son testament au même notaire (5). Comme elle, il laisse tous ses biens au conjoint survivant.

On relève la déclaration de succession de Jeanne Guilmineau dans les registres de l’Enregistrement au bureau de Montaigu à la date du 10 avril 1829 (6).

Devenu veuf, Pierre François Mandin s’est remarié le 10 février 1835 à Saint-André (vue 55) avec Marguerite Grolleau. Il avait alors 66 ans, quatre ans avant sa mort en 1839. L’aîné de ses enfants, Pierre, est témoin du mariage sur le registre. La nouvelle épouse a 52 ans alors ; elle est veuve elle aussi, de André Lumineau. Elle est la fille de Jacques Grolleau et de Jeanne Pouzet. Jacques Grolleau était meunier à la Boutinière et cette famille a été profondément éprouvée, elle aussi, par les massacres des bleus (vue 137 en 1827 sur le décès de sa mère Jeanne Pouzet).

(1) : Il y avait aussi un François Mandin à Saint-Fulgent, qui n’a rien à voir avec celui de Saint-André, ce qui a entraîné l’erreur ci-dessus sur la bonne personne.
(2) Pageot Auguste, Nos rues nantaises, Nantes 1952, cité par l’abbé Boisson, Archives historiques du diocèse de Luçon : 7 Z 113, iconographie et notes biographiques de Vendéens.
(3) Archives de Vendée, notaires des Essarts, étude (A) Vincent Frappier (1782-an VII), Contrat de mariage de François Mandin et Jeanne Guilmineau du 9 frimaire an VI vues 143 et 144 sur le site internet des Archives.
(4) Le petit fils de François Cougnon fit ériger en 1886 un calvaire en mémoire de son aïeul mort à Savenay le 21 décembre 1793. L’édifice, situé sur la route de Chauché au carrefour de la Porcelière, a été restauré par l’association Le chant de la Pierre en 2008.
(5) Archives de Vendée, notaires de St Fulgent, étude Guesdon : 3 E 30/21, testament de Jeanne Guilmineau du 9-9-1826 et testament de Pierre François Mandin du 9-9-1826.
(6) Archives de Vendée, déclaration de succession au bureau de Montaigu le 10 avril 1829 vue 32.

 Emmanuel FRANCOIS, tous droits réservés
Avril 2011, complété en mars 2017

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4 commentaires:

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