jeudi 1 mars 2012

Emma Guyet-Desfontaines musicienne

Dans le Fonds Amaury-Duval de la société Eduenne d’Autun, ont été conservés quelques programmes et affiches des soirées et fêtes organisées chez les Guyet-Desfontaines. Nous reproduisons ici le programme le plus ancien.


Concert chez Mme Guyet-Desfontaines en 1847


Il n’est pas daté, mais au vu du catalogue des œuvres jouées, les morceaux qui figurent ici donnent une date approximative vers 1847. On peut lire :

Programme
1ière Partie

                     1° Symphonie en quatre parties ………….…………………….…..H. Reber
                     2° Pavane chant du 160 siècle ………………………………..... Thoinot Arbeau
                                                                                     Accompagnement de Mr Weckerlin
                     3° Air des Abensserages Chanté par Mr Delsarte …...............  .…Cherubini
                     4° Solo de harpe exécuté par …………………………………...…Godefroid
                     5° Prière avec cœur chantée par Mr Delsarte ..................… . Mlle Louise Bertin

2ière Partie
                     Ouverture et Morceaux détachés de La Nuit de Noël par …........ H. Reber
                                      Couplets chantés par Mme Mamignard
                                      Air chanté par Mr Bussine
                                      Duo (il m’a battue) chanté par Mme Mamignard et Mr Mocker
                                      Air chanté par Mr Mocker
                                      Duo et Trio final chantés par Mme Mamignard Et MMr Mocker & Bussine

L’orchestre sera dirigé par Mr Seghers
Les chœurs seront conduits par Mr Weckerlin

Amaury-Duval : Henri Reber
(musée de Mulhouse)
Le programme est centré sur Henri Reber, l’ami des Guyet-Desfontaines et d’Amaury-Duval. Il deviendra un habitué de Linières. La postérité l’a en grande partie oublié, à la différence d’Hector Berlioz qui est de la même époque. Ses œuvres s’apparentaient à celles de Haydn et Mozart, moins en vogue alors que la mode romantique. Pianiste et flûtiste, il obtint un poste de professeur au conservatoire de Paris. Ses succès de compositeur chez Guyet-Desfontaines l’ont aidé à se faire connaître, si l’on en croit Théophile Gauthier (1) : « L’immense succès obtenu par quelques-unes de ses compositions chez M. Guyet-Desfontaines, un des rares salons de Paris dont la gaieté charmante n’exclut pas les plaisirs délicats de l’intelligence, et où l’attente d’un bal ne fait pas trouver longue l’exécution d’une symphonie, a sans doute décidé M. Reber à donner, dans la salle de M. Herz (2), un concert qui avait attiré une foule nombreuse et choisie. » (3)

Nous avons publié en septembre 2012 sur ce site un article intitulé : La symphonie no 4 d’Henri Reber.


Salle de concert Herz en 1843
La Société des concerts du conservatoire a été fondée en 1828 à Paris et c’était l’institution principale pour la diffusion de la musique instrumentale, qui a mis Beethoven à l’honneur notamment. Il existait d’autres sociétés : Gymnase musical dans les années 1830, les Concerts Valentino créés en 1839, mais le nombre de structures d’expression pour les nombreux compositeurs de musique était insuffisant. Ainsi, dans certains bals publics élégants on commençait par jouer un concert avant de dégager la piste de danse. Des salles spécialement dédiées à l’interprétation musicale virent le jour : la salle Herz, rue de la Victoire, la salle Erard, rue du Mail et la salle Pleyel, rue Rochechouart.

La symphonie jouée ici est la No 1 ou la No 2. La Nuit de Noël est un ouvrage en trois actes, qui fut représenté à l’Opéra-Comique au début de 1848 et disparut de la programmation avec la Révolution de février.

Cette amitié avec Henri Reber a inspiré à Emma Guyet le personnage principal d’une nouvelle qu’elle a publiée en 1868 : Une Histoire de piano. Rarement le compositeur a été croqué aussi justement et amicalement, notamment dans ses habitudes, comme celle consistant à se retirer du monde pour composer : « Veuillez me pardonner de vous écrire une lettre aussi bête et aussi décousue. Mais dans ma retraite, qu’on pourrait appeler une tanière, je n’ai pas beaucoup de choses intéressantes à communiquer ; un jour ressemble à l’autre ; on pourrait appeler cela de la monotonie, mais j’appelle cela du calme.

Bien, chère Madame Guyet, ne tardez pas à me répondre, je vous en prie. Mes amitiés les plus vives et les plus sincères à ce bon M. Guyet que j’aime de tout mon cœur. Ne m’oubliez pas non plus auprès de tous nos amis, ainsi qu’auprès de Mlle Isaure et d’Amaury. » (4)

Notons aussi le portrait de Reber (ci-dessus) dessiné par Amaury-Duval (1852, Mulhouse, musée des Beaux-arts), et celui sur une fresque du château de Linières. Emma Guyet lui offrit dans son testament en 1868 une tabatière de son choix d’un prix de 500 F. Et elle demanda qu’on chante à sa sépulture du Beethoven et du Reber. 

A l’époque de ce programme musical en 1847, François Seghers (5), qui dirige l’orchestre chez Guyet-Desfontaines, étant chef d'orchestre et violoniste, réfléchissait à créer une nouvelle société de concerts (6). C’est ce qu’il fit avec des collègues en 1849 avec la Société Sainte Cécile pour aborder un répertoire plus novateur et faire applaudir Reber, Gouvy, Gounod et Saint-Saëns. Reber fut au début chef de chants à la Société Sainte Cécile, remplacé par Weckerlin (7). Seghers reçut le soutien de Mme Guyet-Desfontaines. Mais cela ne suffit pas à sauver l’entreprise qui ne dura pas, faute d’une stratégie adaptée à son marché.

Sur ses ruines, Pasdeloup (8) lança la Société des jeunes artistes du conservatoire (qui donnait ses concerts dans la salle de M. Herz) à partir de 1853. Puis, en 1861, il créa les Concerts populaires.
Pour terminer sur ce programme, précisons qu’H. Reber n’est pas le seul créateur contemporain à l’honneur. Dieudonné Félix Godefroid (1818-1897) – ne pas confondre avec son frère Jules- est un auteur de pièces pour la harpe, entre autre, dont il était un virtuose.

Louise Bertin
Et Louise Bertin, fille et sœur des directeurs du Journal des Débats, pour qui V. Hugo a écrit le texte d’un opéra, sa présence au programme est celle d’une artiste reconnue autant que celle d’une amie intime. Et à côté des auteurs contemporains, nous trouvons un musicien reconnu avec Luigi Cherubini (9) et un compositeur de la Renaissance, Thoinot Arbeau (1519-1595), dont la présence au répertoire témoigne d’une vraie érudition musicale.  

Mme Mamignard, sœur de Darcier, était une des étoiles du chant à l’Opéra-comique. Ernest Mocker (10) est un habitué du salon, ainsi que François Delsarte (11). et Romain Bussine, (12) venant du conservatoire de Paris et de l’Opéra-Comique. Comme on le voit, ce programme musical ne représente pas qu’une soirée musicale pour distraire des bourgeois aisés. Il témoigne d’une participation à la création artistique de son époque. Et le fait n’est pas unique.

Son soutien à Berlioz


Les goûts musicaux d’Emma Guyet ne se bornaient pas au style classique de Reber. Elle a aussi aidé Berlioz, le grand musicien romantique, auteur de la Symphonie Fantastique. J. B. Weckerlin (7) raconte la genèse de l’oratorio de Berlioz, l’Enfance du Christ. L’œuvre remporta un vif succès à partir de 1855 (13), alors qu’elle est très classique et assez éloignée de la manière gracieuse et romantique de l’auteur. Weckerlin écrit :


« C’est dans les salons de Mme Guyet-Desfontaines qu’on exécuta d’abord la Fuite en Egypte, fragment d’un mystère de Pierre Ducré, maître de musique à la Sainte Chapelle en 1679. Il n’y avait que ce qui forme aujourd’hui la deuxième partie de l’Enfance du Christ : ouverture, adieu des bergers et solo de ténor.
Quand Seghers m’apporta ce soi-disant mystère, à la première lecture des chœurs je lui dis : « votre mystère n’a seulement pas vingt ans. » Seghers me fit : pschitt, pschitt : Berlioz était au bout de la salle des répétitions causant avec M. Bez (14). 1769, c’était l’année ou Lully donnait son opéra Bellerophon, on n’avait qu’à comparer. Berlioz prenait son public pour une huître, ou bien il ne se rendait pas compte de la musique qu’on faisait alors. A la fin de la répétition, je dis à Seghers : cela doit être de Berlioz ; nouveau pschitt !

La Société Saint Cécile n’exécuta qu’en 1853, le 18 décembre, les trois morceaux de La Fuite en Egypte, fragments d’un morceau en style ancien, le solo de ténor chanté par M. Chapron de l’Opéra-Comique. Ce n’est que depuis ce temps-là que M. Berlioz a complété son œuvre, finalement appelée l’Enfance du Christ. » (15)

Formée à l’art des classiques, dans la musique et les autres arts, Emma Guyet semble être restée attachée à cette école, même si elle a aidé Berlioz, l’emblème des musiciens français romantiques. A titre d’exemple, elle a rencontré Litz (16) chez Sophie Gay, mais ce dernier ne semble pas l’avoir intéressée. Elle n’est pas comme Balzac qui un soir, ayant entendu Litz jouer magnifiquement chez Erard, s’exclame devant lui : « Bravo ! Sublime ! C’est le Dieu du piano ! » Et pour exprimer son enthousiasme il se roule sur le parquet (17). De même elle se moque de Paganini, « l’éternel premier violon de l’Europe » (18).

Cette implication d’Emma Guyet dans la vie musicale de son temps n’est pas étonnante quand on se souvient que pour gagner sa vie, elle a donné des cours de chants et de piano à Paris, et même à Londres en juin 1829.

Choriste de talent avec son frère Amaury-Duval 


On a une lettre d’elle à son frère en 1844, alors que ce dernier est en Italie, qui montre leur pratique du chant à tous les deux. Et toujours le style si spontané et le ton espiègle d’Emma, que nous préférons reproduire tel quel : 

Ambroise Thomas
« Hier nous avons eu une première répétition chez Mlle Louise (19). C’est te dire qu’on a parlé de toi, et qu’on te regrettait de toutes parts. Ta voix me manquait, et en effet elle manquait, car M. Anatole est seul grand ténor. Si bien que dans un moment il devait partir seul, il part…mais la peur le prend, et il pousse un miaulement tel qu’un éclat de rire général s’en est suivi. Du reste rien n’est changé, les deux hommes de Delsarte (11) de l’année dernière, Delsarte, La Piron, La Martini, la Roger (20), moi, Thomas (21) au piano, Reber chef d’orchestre … à propos de cela j’ai peur que les deux puissances pour nous conduire ne fassent, comme quand on met deux locomotives à un convoi de chemin de fer…elles ne s’entendent pas. L’une veut presser, l’autre ralentir, l’une crie : des nuances ! l’autre reste impassible et dit : c’est inutile ! De tout cela où irons-nous ?

J’oubliais le plus beau. L’ambassadeur de Constantinople est enrôlé, c’est notre camarade (22). Il a chanté hier. (Est-ce bien sûr qu’il ait chanté, je ne l’ai pas entendu). Reber, dans un moment où ce haut et puissant diplomate a risqué un son, a dit, sans cesser de battre la mesure, et sans lever les yeux de sa partition, qu’est-ce que j’entends par là (c’était à côté de l’ambassadeur), qu’est-ce qui chante faux ? Tout le monde a frémi. Eh bien, pour la première fois de sa vie de diplomate, le pauvre choriste improvisé a répondu avec une franchise qui mérite l’ordre de la jarretière : c’est peut-être moi ! C’était lui.

Mlle Louise, toujours la même, criait à tue-tête : pianissimo ! Elle a fait un nouveau chœur fort beau, large, assez calme et suivi. Elle te pleure à chaque phrase : j’ai perdu le plus beau fleuron de ma couronne, s’écrie-t-elle ! Jeudi prochain Jousserando y sera. Elle en a d’avance des crispations. Edouard (23) ne sait pas mieux ses parties et fiche toujours les partitions par terre ; enfin, mon cher ami, nous serions conservé dans de l’esprit de vin [alcool], que nous ne serions pas plus pareils à l’année dernière.

L’ambassadeur a été charmant pour moi, il en est trop heureux d’être choriste. C’est bien de l’honneur pour nous, ai-je répondu, en baissant les yeux : Ah Madame, le bonheur est pour moi et je ne pourrais m’empêcher d’en parler au Sultan. Mais si cela le tentait, ai-je dit, il y a place pour lui. Un moment j’ai cru jouer les Trois sultanes ! (24) Puis on a apporté des gaufres, de la galette, de la bière, et à une heure on s’est dit adieu.

Ce soir on donne la première représentation de Marie Stuart (25) à l’Opéra, et je n’y suis pas ! J’ai cependant bien intrigué pour cela et je ne verrai que la deuxième. Pillet (26) a donné toute la salle. Il a écrit à tous les feuilletonistes, lui-même. Mme Stolz (27) est allée chez Armand (28). Il avait du monde, il l’a fait attendre dans son salon, et quand il a été libre, elle était partie ! partie ! et dans quelle colère. Charmant ! » (29).

Michel Labonne : Les musiciens
(Galerie Moineau, Nantes)
Emma et son frère ne font pas partie d’un club de chanteurs amateurs pour V.I.P. avec la présence d’un ambassadeur parmi eux. Leurs collègues de chant sont des professionnels qui se produisent à l’Opéra-comique, et parmi eux il y a même des professeurs de chant. Et Mlle Louise qui a composé la musique de quatre opéras, continue de créer des cantates, restant cantatrice et pianiste elle-même pour ses amis. C’est dire le niveau !

Qui plus est, la présence des deux compositeurs de musique, Ambroise Thomas et Henri Reber, ensemble, l’un au piano et l’autre à la direction d’orchestre, situe la haute qualité artistique du groupe de chanteurs. Cette présence n’est pas sans poser de problèmes, d’ailleurs. Ce sont deux égos d’artistes doués qui se frottent parfois, mais ils sont amis et s’apprécient. Ils sont aussi de la même mouvance libérale, ce qui créera une difficulté en 1871 au gouvernement républicain provisoire pour choisir le nouveau directeur du conservatoire de musique (30). Ils sont en concurrence. La fille d’Armand Bertin (Mme Léon Say) soutient Reber, ainsi qu’Etienne Arago (31). Le ministre de l’Instruction Publique, Jules Simon, nommera Thomas directeur et Reber inspecteur. Avec des convictions fermes, J. Simon pouvait se montrer d’exécution souple.

Que de monde rencontré quand la propriétaire de Linières s’adonne à la musique !


(1) Théophile Gauthier (1811-1872) poète, romancier, peintre et surtout critique d'art
(2) Henri Herz (1806-1888) est un pianiste et compositeur célèbre à son époque, qui ouvrit une manufacture de piano à Paris et une salle de concert à son nom.
(3) T. Gautier, Histoire de l’art dramatique en France depuis 25 ans (1859).
(4) Archives de la société éduenne d’Autun, Fonds Amaury Duval : K8 33, lettre d’Henri Reber à Emma Guyet du 15-7-1841.
(5) François Seghers (1810-1881) avait été cofondateur de la Société des concerts du conservatoire, dont il était premier violon. Avec sa femme, ils ont été les professeurs de piano de Cosima Litz.
(6) Léon Kreutzer dans la Revue contemporaine vol. 5.
(7) Jean Baptiste Weckerlin (1821-1910) fut un compositeur notamment de pièces vocales et un harmonisateur renommé.
(8) Jules Étienne Pasdeloup (1819-1887) est un chef d'orchestre.
(9) Luigi Cherubini (1760-1842), compositeur franco-italien, a composé les Abencérages, opéra-ballet en 3 actes. 
(10) Ernest Moker  (1811-1895) fut chanteur à l’Opéra-comique (basse) et professeur.
(11) François Delsarte (1811-1871) fut chanteur (ténor) à l’Opéra-Comique, et professeur.
(12) Romain Bussine (1830-1899) fut poète et professeur de chant. Le célèbre morceau de Gabriel Fauré Après un rêve a été inspiré d’un poème de Bussine, de même que Sérénade Toscane.
(13) dans la salle de l’Opéra-comique le 7 avril 1855.
(14) Président de la Société Sainte Cécile.
(15) Le Menestel du 4-2-1900, article de Weckerlin sur l’Enfance du Christ, de Berlioz.
(16) Franz Litz (1811-1886), pianiste virtuose hongrois et compositeur de musique romantique.
(17) Gonzague Saint Bris, Balzac une vie de roman, Ed. Télémaque (2011), page 237.
(18) Amaury-Duval, Souvenirs (1829-1830), Plon (1885), page 63. Niccolo Paganini (1782-1840) est un violoniste virtuose italien et compositeur de musique romantique.
(19) Louise Bertin, poétesse, chanteuse, compositeur de musique.
(20) La Piron, La Martini, la Roger : chanteuses d’opéra.
(21) Ambroise Thomas (1811-18996) rencontra Amaury-Duval en 1830 à Rome, composa des opéras, devint professeur de composition au Conservatoire de Paris en 1856, et directeur en 1871 (en concurrence avec Reber). On lui doit la version officielle de la Marseillaise, en vigueur de 1887 à 1974. Il joua souvent dans les fêtes des Guyet-Desfontaines comme simple pianiste.
(22) Prince Kallimaki, de religion orthodoxe grecque et aussi gouverneur de l’île de Samos.
(23) Edouard Bertin, frère de Louise (19), peintre et directeur du journal des Débats.
(24) Comédie en trois actes et en vers de Charles Favart (1761).
(25) Opéra en 5 actes, paroles de Anne, musique de Niedermeyer, représenté à l’Opéra de Paris le 6 décembre 1844. L’ouvrage  n’obtint qu’un succès d’estime, malgré la performance de la cantatrice Mme Stoltz (selon un critique de l’époque).
(26) Léon Pillet, directeur de l’opéra depuis 1841, avait donné beaucoup d’invitations.
(27) Rosine Stoltz (1815-1903), de son véritable nom Victoire Noël, était une célèbre cantatrice. Elle débuta le 25-8-1837 à l’Opéra (dans La Juive), qu’elle quitta en 1847. 
(28) Armand Bertin, frère de Louise et d’Edouard, directeur du Journal des Débats.
(29) Archives de la société éduenne d’Autun, Fonds Amaury Duval : K8 33, lettre d’Emma Guyet à Amaury-Duval du 6-12-1844.
(30) Archives de la société éduenne d’Autun, Fonds Amaury Duval : K8 33, lettre de Henri Reber à Amaury-Duval du 29-5-1871.
(31) Étienne Arago (1802-1892) est un dramaturge et homme politique républicain, né à Perpignan. Sa vie mouvementée l’amena, notamment, à se cacher en Vendée après 1834 pour se soustraire à la police, poursuivi pour avoir participé à des insurrections républicaines.

Emmanuel François, tous droits réservés
Mars 2012

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2 commentaires:

  1. Cher Monsieur.

    Faisant des recherches sur le violoncelliste Alexandre Batta, j'ai trouvé votre article. En 1841, Batta a dédié son Fantaisie sur 'Lucia di Lamermoor' pour violoncelle avec accompagnement de piano "A Madame Guyot Desfontaines". Sauriez-vous me dire si, dans le fonds que vous avez étudié, se trouvent des documents qui concernent Alexandre Batta?

    En vous remerciant beaucoup,
    meilleures salutations,

    Frans van Ruth
    (Eindhoven, Pays-bas)

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  2. A. Batta était un familier du salon d'Emma Guyet-Desfontaines, où se rencontraient surtout des artistes. Il y joua. A ce titre je crois me souvenir qu'il fait partie des familiers ayant été "croqué" par le caricaturiste J. A. Barre. Vous pourriez le vérifier au musée de la Monnaie à Paris où ils sont conservés.
    Dans le fonds Amaury-Duval au musée Rolin d'Autun (Saone et Loire), il est probable que s'y trouve du courrier reçu par Mme Guyet-Desfontaines d'Alexandre Batta. Il ne fait pas partie de la sélection des notes que j'y ai prises.
    Une autre chercheuse, Véronique Noël Boutin Rollet, a peut-être conservé des notes plus complètes et pourraient répondre.
    Emmanuel François

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