vendredi 1 juin 2012

Mme Guyet-Desfontaines romancière

Emma Guyet-Desfontaines a été écrivaine, publiant trois romans et deux nouvelles. Mais, peut-être que le meilleur de sa production littéraire réside dans ses lettres.

Espiègle et spirituelle quand elle raconte certaines scènes, elle est aussi sensible, non pas en s’attardant avec des adjectifs pour traduire ce qu’elle ressent, mais en interpellant, en s’exclamant dans un style direct, spontané, vivant pour tout dire.

D’ailleurs il est significatif que dans son livre, Souvenirs (1829-1830), Amaury-Duval reproduit certaines lettres de sa sœur. Une façon de lui rendre hommage, sans doute, mais aussi, comment mieux dire ce qu’elle a écrit ? Tout est dit, bien dit, dans un premier jet. Prendre des notes à partir de ses lettres pour relater ses informations devient difficile pour éviter la paraphrase, et surtout pourquoi se priver du plaisir de son écriture ?

Nous présentons ici ses œuvres publiées.

Rappelons qu’à son époque, on considérait le rôle de la femme comme devant être exclusivement réservé à son foyer. Déjà les femmes qui lisaient étaient dangereuses pour la société. Quant à celle qui écrivaient ! L’immoralité les guettait. C’est pourquoi, hormis quelques grands noms, la plupart de ces femmes écrivains restent inconnues. Certes, il semble que beaucoup de ces auteures aient trouvé leur public chez les amateurs de guide de bonnes manières, d’astuces ménagères, et aussi de livres pour enfants. Mais il y eut aussi des réactions « machistes » et caricaturales  pour dévaloriser les œuvres, aux réelles qualités littéraires, de ces femmes. On les traita de « bas-bleu » quand elles parlaient d’amour.

On sait que pour publier, et pour tenir compte de cette réprobation publique, ces femmes cachaient leurs vrais noms derrière des pseudonymes. Mme Guyet-Desfontaines, elle, a choisi l’anonymat pour publier. 

L’Oncle et la nièce


Source : Bibliothèque Nationale
Ce roman a été publié en 1825 sans indication de nom d’auteur chez deux libraires (Ponthieu dans la galerie du Palais Royal et Leconte et Durey, quai des Augustins). A cette date Emma est revenue habiter chez son père depuis près d’une année après la fuite en Amérique de son mari. Sa fille a cinq ans alors et son petit frère Amaury a dix-sept ans. Ce dernier écrira plus tard dans ses Souvenirs (page 11) qu’elle pensait à son roman en recopiant pour l’imprimeur les pages manuscrites du livre d’histoire de Thiers. Cela veut dire que le roman a été écrit en 1824/1825, peu de temps avant sa publication. Son frère précise aussi que « l’édition, grâce encore à nos amis, fut promptement épuisée ».

Ce roman est l’œuvre d’une jeune femme de vingt-cinq ans, qui vient de perdre sa mère depuis deux ans, qui est mariée depuis huit ans, mais que son mari vient d’abandonner après une banqueroute. Elle a imaginé une histoire d’amour impossible entre une jeune femme mariée et son oncle, le frère de sa mère. Jusqu’au bout on attend le dénuement, qui sera malheureux, alors que la mode romantique va bientôt s’imposer en France.

Les rebondissements s’alimentent tantôt de bons sentiments (amour filial, devoir conjugal, morale), tantôt de jalousie (à cause de la coquetterie féminine, selon l’auteure), tantôt des accidents de la vie (ruine d’un mari banquier, fortune de l’oncle de retour d’Amérique, décès de sa mère, etc.), tantôt de culpabilité.

Le sentiment de honte après une banqueroute est bien décrit, mais aussi le sentiment amoureux, sa naissance, sa solitude, ses rares moments de partage, ses angoisses, son délire, ses douleurs, etc. On voit le courage d’une femme, comme récompense de l’amour qu’elle reçoit de son entourage. L’agonie de la mère de l’héroïne est décrite sur plusieurs pages, une exception dans un récit où les sentiments sont rarement étalés.

Dans cette lutte entre le devoir et l’amour, le sentiment amoureux vibre sous la plume de la romancière, elle est encore jeune. Mais déjà cette plume maitrise au plus haut point l’expression de la pudeur au moment où la nièce se refuse à la tentation charnelle de son oncle, par exemple.

Vivant, direct, alerte, le style n’est jamais ennuyeux. Il n’en reste pas moins que l’ensemble ressort plutôt des collections de romans à « l’eau de rose » que l’on recommandait aux jeunes filles d’autrefois.

Monsieur X et Madame ***


Source : Bibliothèque Nationale
Nous savons par deux lettres de Chojecki que ce roman était déjà prêt à être publié dès 1857. Charles-Edmond Chojecki (1822-1899), était un écrivain  et journaliste polonais, contraint à l'exil pour échapper aux autorités russes, qui s'installa en France en 1844, et où il se lia d'amitié avec Chopin. Il est l'auteur d'une quinzaine de romans et d'une dizaine de pièces de théâtre. Il avait ses entrées chez l’éditeur Michel Levy et a dirigé la rubrique littéraire de La Presse, puis du Temps. Il a longtemps habité au no 54 rue Saint Lazare à Paris, à la même adresse qu’un atelier qu’y possédait Amaury-Duval. En 1857 Mme Guyet-Desfontaines lui a demandé de faire une critique littéraire de son roman dans La Presse (1). En définitive, le roman fut publié par Michel Levy frères en 1862, avec l’indication de l’auteur suivante : « Un inconnu » 

Le livre est dédicacé : « A mon frère », où elle écrit : « Je puis ne pas savoir écrire, mais ce que je sais bien, c’est ma profonde affection pour toi ! »

Le roman raconte la rencontre d’un militaire célibataire en fin de carrière et d’une veuve encore jeune. Tous les deux sont venus, incognitos, se soigner dans un établissement thermal d’une petite ville des Pyrénées. Chacun a des raisons particulières d’avoir choisi l’anonymat en y venant. L’histoire démarre donc avec Monsieur X et Madame ***. Mais qui sont-ils ?

Tout d’abord, sans le savoir, ils sont les premiers clients de l’établissement tout neuf, où se rencontrent dans le salon, pour donner le change et assurer sa prospérité, les personnes haut placées de la ville, en même temps actionnaires des thermes. Vite, les deux héros découvrent la réalité du fonctionnement des bains. Rapidement une attirance réciproque les rapproche. Un sentiment va naître en eux, qui va bouleverser leur vie. Et peu à peu l’anonymat de chacun va reculer. L’histoire de leur amour sera aussi celle de la découverte de leur véritable identité. L’auteur nous les raconte avec un sens prononcé du suspense. Si l’art du roman, c’est savoir raconter une histoire, incontestablement Emma Guyet-Desfontaines a du talent pour cela.

Elle décrit les caractères avec quelques traits seulement, mais qui font mouche. Monsieur X : « l’âme d’un jeune homme sous une enveloppe fatiguée et usée par le temps ». Madame *** : « la dame aux cheveux blancs qui paraissaient si jeune ». Les deux héros sont en butte à l’hostilité de la « société » de la petite ville, méfiante à l’égard des « étrangers », surtout quand ces derniers deviennent plus intimes. Elle les observe, les épie, intrigue, puis les calomnie. La directrice des postes, odieuse et indiscrète, n’est pas la seule à incarner ces personnages étriqués de province. Il y a surtout le juge d’instruction, M. Varnac : « Gourmé dans sa tenue, marchant droit, l’air grave, toujours en habit noir et en cravate blanche, personne ne pouvait dire l’avoir vu en déshabillé ; personne ne l’avait jamais vu sourire. Il parlait lentement et d’un son de voix nasillard. Il posait toujours comme à son tribunal, et avait la prétention de tout savoir et de tout deviner… ». Il se voulait le maître de la ville. Il incarnera le rôle de l’inquisiteur des deux anonymes au nom d’une morale de sagesse et de droiture, qui cache mal l’hypocrisie et la bêtise. Il sera un calomniateur qui fait peur, car il est magistrat.

Nous nous garderons bien de raconter ici l’histoire, et bien malin celui qui en devinera la fin avant que l’auteure ne la dévoile.

Son roman ne se rattache pas au courant romantique, quoique « la dame blanche » ait bien du chagrin et une vie à « faire pleurer Margot ». Il fait penser plutôt à Flaubert par son goût de l’observation, mais sans la méticulosité de l’auteur de Madame Bovary. Elle ne prétend surtout pas à l’objectivité, préférant laisser libre cours à son tempérament fantasque pour animer les nombreux dialogues avec lesquels elle donne vie à son histoire.

Elle fait aussi et surtout penser à Maupassant, par l’importance donnée aux caractères des personnages. Elle prévient dans sa dédicace à son frère Amaury-Duval : « je crains l’ennui des descriptions autant pour moi que pour mes lecteurs ». Elle en fait un minimum, et elle va gaiement d’une péripétie à l’autre. De la vivacité de son style, elle avoue joliment à son frère : « En me lisant, ne vas-tu pas dire que tu te crois toujours emporté par un coursier rapide qui ne s’arrête jamais, qui te fait traverser plaines, forets, vallons, et laisse derrière toi tel lieu enchanteur ou tu voudrais te reposer ? …

Que te répondre, frère ?

En écrivant, j’ai hâte d’arriver… »

Bref, Mme Guyet-Desfontaines est une nature spontanée, enjouée, généreuse, y compris dans son style. Difficile de la rattacher à une école littéraire, et n’est-ce pas déjà un signe intéressant ? A l’évidence son roman pourrait inspirer une adaptation à l’écran.

Le critique Jules Janin écrivit un article dans le Journal des Débats du 4 août 1863. Prince des critiques à son époque, c’était aussi un ami de longue date, comme le propriétaire du journal (à cette époque Edouard Bertin). Il présente « un récit plein d'ironie et de malice, où le coup d'épingle accomplit ses méchancetés les plus piquantes... Une âme honnête ; un esprit content ; l'agrément de la bonne compagnie et beaucoup de gaîté naturelle, il n'en faut pas davantage à composer un joli livre. Ainsi fait Mme X. Guyet-Desfontaines, la nièce d'Alexandre Duval, la digne fille d'Amaury Duval, à qui nous devons une si belle traduction du théâtre latin, la sœur d'Amaury Duval, le disciple bien aimé de M. Ingres. » Voilà pour l’ami. Le professionnel présente ensuite habilement quelques courts extraits bien écrits du roman qui donnent envie de le lire. Cela lui permet d’éviter de formuler un de ces jugements acérés qu’il avait l’habitude de réserver aux écrivains de son époque.

Léopold


C’est un conte de 90 pages (petit format) écrit pour son petit-fils. Il a été imprimé à la suite du roman Monsieur X et Madame *** publié par Michel Levy frères en 1862, avec l’indication de l’auteur suivante : « Un inconnu ». Pourtant la dédicace est très transparente sur son identité : « A Marcel de *** mon petit-fils ». Son texte est touchant :

« Cher enfant,

Je te dédie ce petit conte ; je l’aurais voulu gai, pour te plaire, car la gaieté va bien à la jeunesse.

Tel qu’il est, il faut l’accepter.

Si les évènements, le temps, les lieux te paraissent invraisemblables, tu te diras : « c’est un conte de grand-mère. »

Mais, si tu es touché de l’amour maternel que j’ai voulu y répandre, dis, enfant : « Ma mère m’aurait aimé ainsi !... » et adresse à Dieu une prière !

Puis viens te reposer doucement sur mon cœur, tu sentiras qu’il t’aime pour deux ! »

La mère de Marcel est morte quand il avait 12 ans. Sa grand-mère a remplacé sa mère ensuite, « un cœur qui aime pour deux », lui redit-elle, au moment de la publication du livre en 1862, alors qu’il est devenu un jeune homme de 20 ans. Ce dernier dédicacera son premier livre de poésies, Odes, six ans plus tard : « A Madame Guyet-Desfontaines, son petit-fils »

L’histoire se situe en Alsace. Une nourrice en charge du bébé de la baronne des lieux, laisse un instant l’enfant, âgé de huit jours, seul au milieu des prés pour aller voir passer un régiment.

A son retour l’enfant a disparu, enlevé !

La baronne, qui avait attendu cet enfant pendant vingt ans, en perd la tête, la nourrice aussi. On croit que c’est un animal qui a enlevé le bébé. On accuse une laie d’une ferme proche !

Les deux femmes partent à la recherche de l’enfant pendant trois mois dans la région, puis passent le Rhin et continuent, jusqu’au jour où la baronne croit reconnaître son enfant en la personne du fils de la duchesse d’une cité allemande.

Elle attendra de longues années avant de retrouver enfin son fils.

La baronne est le personnage central, incarnation d’une grande âme, « belle et charitable » pour son prochain, pour son mari : « tous les bons sentiments lui paraissaient si naturels ». Elle pardonne à la nourrice fautive, à la laie accusée. Aussi, son âme est dévouée à Dieu, qui console : « Bénir Dieu était sa vie ». Au passage, la conteuse opère une conversion au catholicisme dans un milieu de religion protestante. Non seulement le conte est moral, mais il est aussi pétrit de la bonne religion.

Et c’est ce personnage exemplaire qui incarne l’instinct maternel : elle est étrangement inquiète avant d’être informée de la disparition de l’enfant, elle le croit vivant ensuite, avec une certitude à soulever les montagnes. Sa perspicacité n’est jamais prise en défaut dans les différentes péripéties de l’histoire. Elle sait reconnaître une mère véritable quand la rumeur désigne une usurpatrice d’enfant. A l’excès, mais on n’oserait plus le dire à la fin de la lecture, elle incarne : « l’amour maternel, une folie, …n’est-ce pas un délire continuel partagé entre le bonheur et l’angoisse ? » La définition n’est-elle pas intéressante ?

L’histoire est triste, l’auteure s’en est excusée dans la dédicace, mais elle est de l’époque romantique, où l’on souffre avec entrain. Le style est larmoyant : « Ses larmes (de la baronne) furent une rosée sur son cœur déchiré ». L’amour maternel n’échappe pas à la mode : « Tu es mère et tu souffres ! ». Bref, « des torrents de larmes s’échappe de ses yeux », tout au long du récit. Mais l’issue est heureuse, il s’agit d’un conte pour enfant. Heureusement, « la prière rend moins triste ». Et Dieu intervient dans le dénouement heureux de la fin.

C’est un récit d’action, qui ne s’arrête pas à l’analyse des sentiments, non plus qu’à la description des décors, quoique les adjectifs ne manquent pas pour colorer le récit et exprimer les sentiments et les sensations. Il s’appuie sur des dialogues nombreux et vifs. Le style est direct, même si les clichés ne manquent pas. Bref, édifiant et tout à fait à recommander aux jeunes enfants que l’on veut élever dans les préceptes de la « vraie » religion et des bons sentiments.

La Plage d’Etretat


Source : Bibliothèque Nationale
Par l’auteur de Monsieur X et Madame *** Michel Levy 1868 (244 pages), suivi de : Une Histoire de piano (65 pages).

Situé en Normandie, près du Havre, célèbre par ses falaises à pic, Etretat avait succombé à la mode des bains de mer après 1845, grâce au romancier Alphonse Karr. Les Guyet-Desfontaines en avait fait leur destination de vacances d’été dès 1850 et c’est dire si Emma a pu bien rendre l’atmosphère de la petite société des baigneurs peu nombreux et fortunés, répartis dans les habitations de ce village de campagne au bord de la mer, avec son casino comme seul lieu de loisirs et sa plage de galets.

L’héroïne principale est Jeanne de Mériadec, veuve après un mois de mariage avec un lieutenant de vaisseau, perdu au cours d’une mission polaire. Elle est attirée par un prince mystérieux, réservé et froid dont elle devient amoureuse. Mais elle apprend que le prince est marié et son épouse est malade (de folie). Un amour impossible, puisque l’homme n’est pas libre.

Lionel d’Anglade un homme de lettres aimable, gai, est amoureux de Jeanne. Un autre amour impossible, car non partagé.

L’auteure fait preuve d’espièglerie en donnant notamment des petits rôles à des amis : l’écrivain Alexandre Dumas fils, son éditeur Michel Levy. Elle alimente les péripéties de ses histoires d’amour, autour du thème de la jalousie principalement, trouvant des rebondissements qui tiennent en haleine. De plus les caractères sont bien dessinés à grands coup de crayons, efficaces ; c’est une des qualités indéniables de l’écrivain Emma Guyet.

Mais certaines descriptions des falaises et de la mer restent pauvres et manquent d’inspiration, de même que des émotions sont exprimées dans un style romantique trop convenu. Surtout, l’auteure se refuse à décrire vraiment le sentiment amoureux. Dommage pour une histoire d’amour, car il en est au centre ! On la sent trop prude pour cela. La description de la femme aimée est rapide et emprunte aux clichés éculés, artificiels vus d’aujourd’hui. C’est qu’elle ne veut pas parler de l’attirance éprouvée avec les sens ! Pire, pour décrire l’amour avec un « A » majuscule, elle cite un extrait de l’Imitation de Jésus Christ (2), chapitre V, livre III, précise-t-elle. Trop réservée pour décrire l’amour humain, elle le confond avec l’amour de Dieu. Cette exaltation exclusive de l’amour divin, en niant la réalité de l’attirance et du plaisir, en fait un roman qui date singulièrement.

Une histoire de piano


C’est une sympathique bluette de 65 pages mettant en scène un musicien qui joue du piano et surtout compose de la musique. Il s’appelle Balder et la description du personnage, assez longue pour quelqu’un d’habitué aux raccourcis comme Emma Guyet, fait immanquablement penser à son grand ami Henri Reber (3) : mode de vie, style de musique, caractère, approches du public.

L’obsession de Balder est d’habiter un appartement silencieux pour lui permette de composer sa musique. Il en trouve un rue du Cherche Midi, mais au bout d’un an, une voisine, mademoiselle de Mirecourt, se met à jouer du clavecin. Catastrophe ! Balder, rusé, va user de subterfuges pour s’adapter à la nouvelle situation. Mais les choses évoluent et il lui faut trouver de nouvelles ruses, faire de plus en plus de concessions. Comment se douter que dans sa stratégie il va rencontrer l’amour ?

Caractères haut en couleur, humour espiègle, sens du récit, vivacité du style, cette « Histoire de piano » mérite d’être connue.


(1) Emmanuel Desurvire, mars 2012.
(2) C’est une œuvre anonyme de piété chrétienne (fin du XIVe siècle).
(3) Henri Reber (1807-1880), est un compositeur alsacien. Il composa surtout de la musique de chambre, et mis en musique les nouveaux poèmes des meilleurs poètes français. Il devint professeur d'harmonie au Conservatoire de Paris en 1851 et succéda à Jacques Fromental Halévy en tant que professeur de composition en 1862. Il est l’auteur d’un traité d’harmonie influent. Le plus connu de ses élèves est Massenet. Il fut nommé inspecteur du Conservatoire en 1871 et fut élu à la place de George Onslow à l'Académie des Beaux-arts en 1853. Grand ami des Guyet-Desfontaines, il devint un habitué de Linières au temps d’Amaury-Duval.

Emmanuel François, tous droits réservés










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