mercredi 1 mai 2013

Saint-André-Goule-d'Oie en 1550 (Aveu de Languiller)

Il était une fois un aveu de Languiller (Chauché) donnant des informations très intéressantes sur Saint-André-Goule-d'Oie. Il a été rendu le 2 juillet 1605 par Marie du Fou à Marie de Beaucaire, baronne des Essarts.

L’original est un cahier de parchemin de quarante pages. Il a été rédigé en recopiant un dénombrement antérieur du 18 mars 1550 (1), fait par Claude de Belleville au seigneur des Essarts. C’est ce que nous explique son transcripteur, G. de Raignac, qui a reproduit le texte dans ses notes de travail (2). Cela donne l’occasion ici de souligner l’importance de ses travaux pour les générations futurs de chercheurs sur l’histoire de la Vendée. La collection en onze tomes de son livre : De châteaux en logis, itinéraire des familles de Vendée (1977) constitue un atout formidable pour qui veut fouiller dans le passé vendéen.

Le vassal, le suzerain et l’acte d’aveu


Marie du Fou venait d’acquérir la seigneurie de Languiller (avec l’orthographe ancien : l’Anguiller) en 1604, d’Emmanuel de Savoie, mari de Marguerite Belleville-Harpedanne. Languiller avait été acheté en 1414 par la famille de Sainte-Flaive, et passa par mariage dans la famille Harpedanne, aussi seigneurs de Belleville, au début du 16e siècle (3).

Marie du Fou possédait en propre d’autres terres et seigneuries : Champdolent (Charentes maritimes), Tour d’Oiré (Vienne), Belleville et Mareuil  (Vendée), etc. Elle avait acquis en même temps d’autres fiefs dépendant de Languiller : le Coin Foucaud (Saint-André-Goule-d'Oie), les Bouchauds et la Ramée (Essarts), etc. La région sortait des guerres de religion (1562-1598) qui avaient fait beaucoup de ravages. L’hébergement du Coin Foucaud (nom donné alors au village du Coin, probablement provenant du nom de son fondateur), est en ruines. De même que celui des Bouchauds aux Essarts l’est aussi depuis longtemps. Ces ruines remontent peut-être à la guerre de cent ans (1337-1453), ou aux nombreuses guerres civiles dont le Poitou avait été le théâtre depuis, puisque le texte de l’aveu est une reprise d’un aveu daté de 1550 et décrit la situation à cette dernière date.

Ancien château des Essarts : entrée
Après l’achat de ces biens nobles, Marie du Fou avait dû faire sa foi et hommage au seigneur dont ils relevaient, la baronne des Essarts, dans un délai inférieur à un an et un jour suivant la coutume du Poitou. Par l’acte de foi et hommage, Marie du Fou reconnaissait tenir d’elle ses biens nobles. Et dans un délai de quarante jours après la foi et hommage, elle devait lui faire son aveu et dénombrement. Celui-ci était un acte authentique (rédigé par un officier public) contenant la description de toutes les choses et droits tenus du seigneur à foi et hommage. Le présent aveu a été rendu au nom de la dame du Fou par Abel Pineau, son sénéchal de Belleville, Languiller et fiefs en dépendant, auquel elle a donné procuration devant Maurice Normandin et Daniel Varenne, notaires de la baronnie de Mareuil le 2 juillet 1605.

Indiquons tout de suite que les droits seigneuriaux contenus dans un aveu, consistaient en droits perçus lors des mutations de fiefs (ancêtres des droits de succession), et en droit de justice (avec les amendes en cas de condamnation). S’y ajoutaient  les corvées dues par les roturiers, et des taxes dues par les possesseurs des terres : cens, rentes, dîmes et champarts (ou terrages). Ces taxes étaient le plus souvent payées en nature sur les récoltes.

Marie était la fille de François du Fou, seigneur du Vigean (Vienne), qui fut gouverneur de Lusignan en 1535, et de Louise Robertet. Elle épousa en 1577 René de Talensac, seigneur de Lodières, puis en 1585 Charles Eschallard, baron de la Boulaye (Treize Vents) (4). Comme son second mari, Marie du Fou était une protestante zélée.

Quand le roi de Navarre, futur Henri IV, obtint la capitulation de Fontenay-le-Comte en 1587 au profit des protestants, il confia le poste de gouverneur de la ville à Charles Eschallard l’un de ses meilleurs officiers (5), et ami d’enfance à la cour de Navarre. Les premières traces des Eschallard remontent à 1282. Charles était le fils d’Honorat Eschallard, marié avec Lucrèce de Puyguion, et lieutenant de la compagnie de gendarmes du prince de la Roche-sur-Yon. Chambellan du roi, chevalier de l’ordre du roi, vice-amiral de Guyenne et capitaine de cinquante hommes d’armes, aussi gouverneur de Taillebourg, il mourut en juin 1594, en pleine reconquête du Bas-Poitou par les protestants.

Château de Terre-Neuve construit en 1580 pour N. Rapin
Son épouse resta habiter la capitale du Bas-Poitou, dans la maison Rapin, qui deviendra plus tard le château de Terre-Neuve. Cela veut dire qu’elle avait probablement affermé son fief situé à Chauché, avec tous ses droits, à un bourgeois demeurant sur place. On sait qu’en 1622, sa belle-fille, alors veuve, affermait la terre et seigneurie de Languiller pour 900 livres par an (6).

Riche, énergique, habile et lettrée, ainsi la qualifie l’historien Paul Marchegay (7). Elle était en outre considérée non seulement parmi ses coreligionnaires, mais aussi chez les catholiques. De nos jours sa réputation a pris un autre tour comme on peut le voir sur internet, un vigneron de Mareuil n’hésitant pas à donner son nom à une cuvée. La dégustation de son rosé devient ainsi une invitation au voyage dans les profondeurs de l’histoire vendéenne. Restons-y.

Sa suzeraine, Marie de Beaucaire (1535-1613), mérite elle aussi une brève présentation. Veuve de François Hautier, elle épousa en janvier 1561 Sébastien de Luxembourg (1530-1569), devenu duc de Penthièvre en septembre 1569, peu de temps avant sa mort la même année. Sa famille, les de Brosse, possédait les Essarts depuis le mariage en 1437 de Jean II de Brosse, comte de Penthièvre (1423-1482), avec Nicole de Blois-Châtillon (1424-1479), dame des Essarts.

Sébastien de Luxembourg construisit aux Essarts, pour sa femme, un logis de style Renaissance, où elle vécut longtemps. Marie de Beaucaire, aussi baronne de Saint-Hilaire-de-Riez, princesse de Martigues, duchesse de Penthièvre, fut une personnalité du Bas-Poitou. Elle œuvra pour l'essor de la cité de Saint-Hilaire-de-Riez en Vendée, et de sa dépendance Croix-de-Vie. Elle est à l'origine de la création du premier port de pêche de Croix-de-Vie. Comme Marie du Fou, elle était veuve au moment de l’aveu de 1605, où elle est précisément qualifiée de douairière de Penthièvre.

A cette date l’histoire des deux fiefs des Essarts et de Languiller est déjà très riche de guerres en tous genres depuis le haut Moyen Âge, à une époque où les documents font défaut. Mais on devine la création de la seigneurie de Montaigu et l’apparition de ses fiefs de Chavagnes à partir de l’an mille, l’existence du château des Essarts avec son premier seigneur connu par les textes, Guillaume Bertrand en 1099. Languiller n’apparaît dans les documents qu’avec Robert Guischart en 1299, mais remonte à bien plus loin dans le temps (3). Les destructions des guerres sont parfois définitives, y compris pour les documents.

Porche d'entrée du logis de Languiller
Sur place au village de Languiller, à Chauché, on comprend la vocation militaire de cette seigneurie. Le ruisseau de la Petite Maine y décrit un méandre pour contourner le coteau qui le domine à pic. Un pont, qui n’est pas le premier depuis l’époque de la voie romaine, permet de passer le ruisseau. Sur le coteau a été bâti le logis de Languiller, toujours debout, antique témoin d’une longue histoire. Ses bâtiments sont disposés en carré autour d’une cour, associant dans un ensemble unique l’hôtel noble, comme disaient les parchemins d’autrefois, le logement des métayers de la métairie du lieu et les bâtiments d’exploitation. On y entre en passant sous un porche. Les murs sont épais et les ouvertures petites. L’hôtel noble est un intérieur, qui doit protéger de l’extérieur. Ce type d’architecture de logis vendéen, représentatif de cette époque dans le Bas-Poitou, fait l’objet désormais d’une exposition au musée de la Chabotterie.

Château de Puy-Greffier en ruines
Quelques années avant Marie du Fou, l’avant dernier des Harpedanne, ayant possédé Languiller, s’appelait Jules de Harpedanne-Belleville, dit « Languiller ». A son propos G. de Raignac souligne que la seigneurie pouvait donner ainsi un nom à un cadet et qu’elle a pu être désignée du nom de « Cheauché les Bordeaux ». Jules de Belleville avait résidé en effet avec ses parents à Cosnac sur Gironde. Il avait épousé une voisine vendéenne, Jeanne du Bouchet, fille du seigneur de Puy-Greffier (Sain-Fulgent) et protestante comme lui, mais n’eut pas d’enfant (8).

Témoignent de ces temps de troubles à la naissance du Moyen Âge, les trois hommages liges et à ligence de quarante jours par an, auxquels était tenu le seigneur de Languiller envers le seigneur des Essarts. On sait que la ligence était une obligation militaire de présence armée dans une maison d’armes, dite à ligence (9). Dans notre cas l’obligation s’exécutait à la demande du suzerain, mais elle était tombée en désuétude depuis longtemps, est-il écrit en 1550. Et on précise pourquoi dans l’aveu : « parce que votre étang du dit lieu des Essarts a submergé la maison ou antérieurement eut dû se faire la dite ligence et que a présent et de long temps la dite maison a été démolie par messeigneurs vos prédécesseurs ». Pour bien comprendre cette phrase il faut se rappeler que son écriture en 1550 évoque un passé probablement aussi éloigné que nous le sommes nous-même de ce milieu du 16e siècle. Quatre siècles et demi seulement nous séparent !

Ces trois hommages à ligence sont dus au titre du fief de Languiller, du fief du Potay (Saint-André-Goule-d'Oie) et de celui de la Ramée (Essarts), possédés tous trois alors par la même Marie du Fou. Ces deux derniers fiefs ont disparu depuis longtemps. Situés près du château des Essarts, ils témoignent de sa vocation militaire. Il y a belle lurette que les possesseurs de ces fiefs n’habitaient plus sur place au milieu du 16e siècle, que ce soit pour les Essarts ou pour Languiller, sauf exception bien sûr. Mais les seigneuries se transmettaient par héritage ou par vente suivant les règles du droit féodal. Ces règles ont évolué au fil des siècles, mais sont restés intangibles dans leurs principes jusqu’à la Révolution.

L’hommage lige du Potay


Le Potay est décrit comme un droit de fief « avec un bois, paroisse de Saint-André-Goule-d'Oie près du village du Clouin, et diverses choses en dépendant ». Le cadastre napoléonien de cette commune en 1838 donne ce nom à une parcelle, située à l’est de ce village, et comprenant en partie la petite portion de la forêt de l’Herbergement située sur le territoire de la commune de Saint-André. D’ailleurs on a ainsi la probable explication de l’origine de cette limite à cet endroit. Cela veut donc dire que, moyennant des droits liés à l’exploitation de ce coin de forêt, un chevalier venait au château des Essarts remplir des obligations militaires, à une époque éloignée que nous ne connaissons pas, mais antérieure probablement à la création de la paroisse de Goule d’Oie au 12e/13e siècle. Puis ces droits ont perduré avec une obligation tombée en désuétude, mais maintenue dans son principe, et devenant possession du seigneur de Languiller.

Pâturages de la Guiffardière (Essarts)
Il y a plus, le fief du Potay tenait en vassalité en 1550 François de la Gaubretière (probablement Faubretière à Chauché), écuyer seigneur de la Frissonière. Le cadastre napoléonien des Essarts en 1825 révèle l’existence du bâti de la Frissonière, à côté de la Guiffardière (Section A2 de la Vrignonière). Mais aujourd’hui il a totalement disparu. Et ce seigneur devait trois hommages plains (ou simples), directement au seigneur de Languiller, pour trois petits fiefs : l’hôtel de la Frissonière, le fief de l’Aubrière (Saint-André) et le fief du Puy Rondeau (Essarts). Les confrontations d’un aveu de 1753 le situent sur la partie nord du carrefour actuel des deux autoroutes, sur la commune des Essarts près de la Clemencière. L’hôtel de la Frissonière, « et tout ce qui en dépend » est situé dans l’aveu en 1550. Le mot hôtel désigne tout simplement le logement du noble des lieux. Il « tenait au chemin allant de Sainte-Florence à la Chapelle de Chauché, et à celui de la Guiffardière à Saint-André-Goule-d'Oie ». Très près de la Guiffardière, le lieu semble situé entre le chemin qui mène au Clouin et celui qui mène à St Joseph actuellement. Le site Google Earth, avec ses vues aériennes, donne à voir des tâches au sol, caractéristiques des anciens bâtis.

Dans cet aveu il est intéressant de noter l’existence de ces chemins dès le 16e siècle, comme aussi celui de Chavagnes à Saint-André-Goule-d'Oie ailleurs dans le même parchemin. On sait qu’ils ont été transformés en routes empierrées à partir du milieu du 19e siècle seulement. Mais leur existence relativise certaines descriptions exagérées sur l’isolement des habitats des Vendéens à la veille de la Révolution.

L’hommage lige de la Ramée


Le fief de la Ramée, troisième fief tenu à ligence, comprenait son hôtel « avec toutes les dépendances, juridiction basse et droits d’assise et divers parcelles et maisons ». On n’en sait pas plus sur ces dépendances, et les diverses parcelles et maisons. Mais l’existence de la basse justice est intéressante à noter. C’était un droit de justice du seigneur pour des conflits mineurs de droit civil et de règlements de police. Au niveau de compétence plus élevé existaient la moyenne justice et la haute justice seigneuriale, cette dernière étant exercée par le baron des Essarts, en particulier sur toute l’étendue de Saint-André-Goule-d'Oie. Là encore cette justice seigneuriale a été intrinsèquement liée au droit des fiefs. Déjà à cette époque elle était limitée par la justice du roi et commençait d’être exercée par des magistrats professionnels au nom du seigneur local.

La seigneurie des Bouchauds


Rue des Bouchauds (Essarts) 
où se trouvait l’ancien Logis
Dans son aveu Marie du Fou ne comprend pas le fief des Bouchauds. Or elle en est bien propriétaire en 1605, mais pas en 1550, date de l'aveu recopié. Il appartenait alors à son suzerain des Essarts. Néanmoins l'aveu nous donne une description sommaire des lieux. L’ancien logement des Bouchauds est situé devant l’hôtel de la Ramée, un chemin les séparant. Il est depuis longtemps en ruine et les lieux sont transformés en jardin. C’est donc tout ce qui reste en 1550 du logis de Jehan des Bouchauds, qui fut seigneur de la Gaiginière (10).

L’hommage lige de Languiller


Revenons à l’hommage lige et à ligence de Languiller. Ce fief comprend « justice et juridiction basse, droit d’assise » lui aussi, plus onze villages ou métairies en pleine propriété de droits seigneuriaux, dont un à Boulogne, quatre à Chauché, quatre aux Essarts et deux non situés, soit parce que disparus ou soit avec un nom changé (certaines noms de lieux et de personnes ont créé des difficultés au transcripteur). Quatre autres villages sont tenus en indivision avec d’autres seigneurs : l’Aubretière (Lairière devenue La Ferrière) avec Jehan Durcot, seigneur de la Servantière (Chauché), la Vrignonnière (Chauché) et la Robinière (Essarts) avec Jehan Durcot et André Jarnigaud, écuyer seigneur de la Benetière, la Vergne Brelandeau avec Jehan de Ligny, seigneur du Boisreau (Chauché) et de la Cantetière (peut-être Cantinière depuis). Rappelons que ces droits seigneuriaux ne sont pas à confondre avec la possession de la terre. S’ils pesaient sur tout un village, aussi appelé tènement, cela veut dire que ce village ne se composait originairement que de serfs qui avaient été affranchis en masse. La possession de la terre avait pu être saisie et transportée, comme on disait autrefois, à des personnes qui devaient toujours payer les devoirs féodaux. « Nulle terre sans seigneur », disait l’adage des pays coutumiers, et tous les propriétaires devaient payer ces charges féodales sous l’Ancien régime.


L’exemple de Jean Durcot vassal de Languiller


Ce même Jehan Durcot  rend hommage à Languiller pour les trois quart des droits de terrage au village de Brion (paroisse de la Chapelle de Chauché). Ces droits de terrage étaient un droit de gerbes de céréales et de légumes dus au seigneur par le roturier, le plus souvent d’un sixième des récoltes dans la région. Il était souvent affermé dans des baux à durée déterminée à des bourgeois, qui se chargeaient d’aller chercher les récoltes et de les valoriser, moyennant le paiement d’une ferme fixe annuelle au seigneur. Le village de Brion a disparu. Quant à la paroisse de la Chapelle de Chauché, on la rencontre de temps en temps dans les documents, alors qu’elle a disparu à la création de la paroisse de Chauché au Moyen Âge probablement. Mais le culte continuait d’y être pratiqué dans la chapelle dite « Begouin », à titre d’annexe de l’église du bourg, au village de la Chapelle.

On retrouve aussi Jehan Durcot rendant hommage à Jean du Plessis Amiette (qui rend hommage au seigneur du Coin, lequel rend hommage au seigneur de Languiller) pour « la moitié des terrages en certaine partie du tènement du Plessis Milcent assis près et en la paroisse des Essarts, dit autrement Plessis Cosson ». Il n’est pas le seul seigneur de la région cité ainsi dans le parchemin dans ces hommages en cascades. Nous l’avons pris à titre d’exemple.

La Roche Mauvin


La Roche Mauvin (Saint-André)
On a aussi un nom qui n’a pas été déchiffré, « qui autrefois fut Nicolas du Plessis, valet » qui est « homme de foi » pour la moitié des terrages et dîmes du village de la Roche Mauvin (Saint-André-Goule-d'Oie), partagés avec les héritiers de feu Pierre Amauvin). Ainsi le nom du fondateur probable du lieu-dit de la Roche Mauvin nous est ici révélé. Ses héritiers à cette époque possédaient aussi, en indivision avec l’héritier de Jean du Plessis Amiette, la moitié des terrages du village de la Bucletière (près de la Maigrière et aujourd’hui disparu). Celui-ci rendait hommage à ce titre au seigneur du Coin. 


Les partages des redevances perçues sur un même fief 


On ne partageait pas que les fiefs en indivision, on partageait aussi certains droits seigneuriaux. Ainsi à l’Aubretière (Lairière/La Ferrière), le quart des terrages du village était partagé entre les héritiers de Mme de la Marche et le prieur de la Ferrière. Le clergé du temps ne pouvait pas échapper à ses règles de droit, évidemment.

A la Bergeonière (Saint-André-Goule-d'Oie), la moitié par indivis des terrages perçus était due à Jehan de Plouer, écuyer seigneur de Saint Benoist, la Barette et autres lieux, lequel tenait ce droit de Loys Audayer, seigneur du Coudray. Lequel le tenait du Coin, puis Languiller, etc... L’autre moitié des terrages étaient due au seigneur de la Chapelle Begouin en 1580 (11).

Dans ce village, le seigneur des Bouchauds possédait des droits seigneuriaux (taxes) encore mentionnés dans un acte d’achat d’une portion  de borderie en 1790 (12). La nuit du 4 août 1789 était passée par là, mais la mise en œuvre des lois prend toujours un peu de temps, même en temps de Révolution.



La terre imposait sa loi aux hommes dans la propriété féodale


On compte encore onze autres hommages dus au seigneur de Languiller au titre de son propre fief, rendus pour des fiefs situés aux Essarts, à  Chauché, La Ferrière, Boulogne, certains n’existant plus en tant que lieu-dit. Un d’entre eux mérite d’être cité.

Le seigneur des Essarts avait acheté à Collas Guinebault, écuyer seigneur de la Miltière, l’hôtel noble de la Septembrelière et le moulin à eau de la Gontrie. Ils étaient situés dans la mouvance de la seigneurie de Languiller. Alors dans son aveu de 1550, qui doit énumérer tout ce qui est tenu du seigneur des Essarts, le seigneur de Languiller écrit : « vous tenez de moi vous ma dite dame … ». Vu d’aujourd’hui on se trouve en pleine contradiction : le vassal fait aveu d’un domaine à son suzerain, que ce dernier possède et tient du vassal lui-même. C’est que la notion de propriété en droit féodal est particulière, moins exclusive que depuis la Révolution, celle-ci lui ayant donné le statut d’un « droit de l’homme ». La propriété féodale du moulin de la Gontrie avait son origine dans la concession du domaine avec ses contreparties, comme le paiement du cens au seigneur concédant. Cette concession avait été ensuite achetée par le seigneur suzerain, mais il restait le cens à payer à la seigneurie dont dépendait le domaine, même si c’était celle de son propre vassal. Pour qu’il en soit autrement, il aurait fallu aussi acheter le droit de fief sur son domaine, mais à condition qu’il ait été à vendre. Rappelons que pour comprendre la propriété sous l’Ancien régime, il faut aller de la terre à l’homme et non l’inverse. Ce conseil des frères Dalloz, célèbres juristes du 19e siècle, est très utile car il n’est pas naturel et ne s’applique pas avant le Moyen Age et après la Révolution (13).



La seigneurie de la Chapelle Begouin


Enfin autre hommage à citer, celui de « Jean Begaud écuyer seigneur de la Chapelle son lieu et hébergement du dit lieu de la Chapelle Begouin et tout ce qui en dépend. » Ce dernier devait en effet un hommage lige sans ligence et un hommage plain au seigneur de Languiller. Peut-être faut-il faire un rapprochement entre le nom de l’ancêtre de Jean Begaud et celui de Begouin associé à la Chapelle pour désigner ce lieu-dit de Chauché, où se trouvait aussi l’église de la Chapelle Begouin (démolie en 1792), une ancienne église paroissiale. Cette famille Begaud possédait aussi à St Sulpice le Verdon la seigneurie de la Bégaudière, proche de la Chabotterie.

La Chapelle (Chauché)
Le fief de la Chapelle Begouen comprenait en 1550 le village lui-même et le village de la Bonnelière (Chavagnes), plus deux fiefs vassaux : la Pitière (Chauché), alors possédée par Aymon, écuyer (avec les terrages de la Coumaillère à Chauché), et la Barotière (Chauché), tenu par René d’Aubigné, écuyer et seigneur de la Parnière (Brouzils). A cela s’ajoutaient des fiefs et droits seigneuriaux partagés avec d’autres nobles voisins à la Limouzinière,  Girardière, Naullière et Gorelière (Chauché), et à la Coussaie (Essarts).

Cet aveu ne mentionne pas les fiefs de la Bouguinière et de la Brosse Veilleteau (Essarts), relevant pourtant de la seigneurie de la Chapelle Begouin, suivant des déclarations roturières conservées dans les Archives de la Vendée (chartrier de la Rabatelière).

Nous rencontrons dans ce fief de la Chapelle Begouin, ainsi qu’ailleurs, des aveux tenus en parage ou en gariment. Ainsi Louise Bonnevin (dame de la Boutarlière, Chauché) tient en parage la moitié des droits de terrage au fief de la Gorelière. Et le seigneur de la Chapelle Begouin tient en gariment l’écuyer Aymon pour le fief de la Pitière.  De quoi s’agit-il ?

La tenure en gariment


Généralement le mot ancien gariment était synonyme de garantie. Mais dans la coutume du Poitou il prenait un sens particulier pour désigner une tenure noble différente de la tenure à foi et hommage proprement dite. La tenure en gariment consistait à ce qu’entre divers tenanciers d’un bien noble, un seul, qu’on appelle chemier ou chef, se chargeait de garantir tous les autres sous son hommage, c'est-à-dire de faire pour eux comme pour lui la foi et hommage, et d’acquitter les devoirs de fiefs à leur décharge. Si cette tenure en gariment était établie par la seule force de la loi, en vertu du lignage ou de la parenté, c’était la tenure en parage proprement dit. Si elle était établie par convention réglant de différentes façons les rapports entre le chemier et ses co-teneurs, on l’appelait tenure à part-prenant, ou à part-mettant ou à devoir noble abonné. Mais comme ces trois dernières sortes de tenures en gariment avaient des effets forts ressemblants, les coutumes et les commentateurs les confondaient quelques fois les unes avec les autres (14).

L’exemple du fief vassal du Vignaud


En plus des trois hommages à ligence, le seigneur de Languiller devait cinq hommages plains à la baronnie des Essarts pour les fiefs du Terroil (Essarts), du Coin (Saint-André-Goule-d'Oie), du Vignaud (Essarts), de la Vrignière, et pour une rente qui était payée à Boulogne par les mains du seigneur de Puytesson.

Le fief du Vignaud tenait lui-même quatre hommages :

-        deux de Jehan de Ligny (Boisreau à Chauché) pour des prés à Chauché, une moitié du four du Boisreau et le moulin de Brellaud, sur la Petite Maine,
-        un de François Arnaudin pour le compte de Marie Bernard sa femme, et pour le fief de Maurepas (Chauché),
-        un de René Bertrand, écuyer, pour le fief de la Grange de Lansonnière.

 Ansonnière (Essarts)
Un constat s’impose après cette énumération d’une partie des hommages rencontrés dans cet aveu de Languiller. Les paroisses de Chauché et des Essarts n’avaient rien à envier en densité de petits fiefs à celle de Chavagnes en Paillers, que C. Gourraud et A. de Guerry ont étudiés dans le détail. Avec la pratique des fiefs à ligence et des suzerains grands seigneurs plus ou moins alliés entre eux à l’aube du Moyen Âge (Montaigu, Palluau, Belleville, les Essarts), les différences entre ces trois paroisses, ne sont probablement pas bien grandes. Et on peut y associer Saint-André-Goule-d'Oie, qui se trouve féodalement dans la sphère d’influence des Essarts.

L’importante seigneurie du Coin Foucaud


Le plus important des fiefs posédés par le seigneur de Languiller est sans conteste celui du Coin, situé à Saint-André-Goule-d'Oie. Il en est alors propriétaire. Plus tard certains domaines seront vendus à la famille Laheu au Coin, mais l’essentiel des droits féodaux restera à la seigneurie de Languiller. Sous l’hommage de ce fief, Marie du Fou tient cinq villages en direct et dix-neuf hommages, dont nous avons déjà cités certains. Quatre villages sont situés à Saint-André-Goule-d'Oie : Chevalleraye, Millonière, Jaumarière et Fondion. Celui de la Dibaudelière (près de la Machicolière et disparu depuis). Nous savons par le pouillé du diocèse de Luçon qu’existait sur la terre de Fondion une chapelle dédiée à St Laurent. Et sur le même document est mentionnée une métairie à Fondion, dépendant du prieuré de Saint-André-Goule-d'Oie, à partir du 18e siècle.

Trois fiefs, avec tous leurs droits, sont tenus sous hommage au seigneur du Coin. L’un est situé à Chavagnes, la Bultière, avec ses dépendances situées aussi sur la même paroisse : Morinière, Cornuère et Brulerie. Les deux autres sont situés à Saint-André : le bourg et le Coudray.

Le fief de Saint-André-Goule-d’Oie

Le fief du bourg de Saint-André avec ses appartenances et dépendances, comprenait de « nombreux devoirs » (non précisés) à payer à Louise Bonnevin, dame de la Boutarlière (15). Celle-ci était la veuve de Jean Gazeau, seigneur de la Bransdanière, qu’elle avait épousé en 1519. Il s’en suit qu’on verra parfois le cadet de la famille prendre le titre de seigneur de Saint-André-Goule-d'Oie. Ainsi David Gazeau (frère de René), maintenu dans la noblesse en 1670, prit le titre de seigneur de Saint-André, épousant en 1645 Suzanne Barrière (16). La pratique semble rare.

Le titre de seigneur de Saintt-André apparaît aussi dans un acte de vente d’une pièce de jardin dans le bourg, à André Bordron, marchand, demeurant dans cette paroisse, pour quinze livres en 1788. Le vendeur est désigné ainsi : « Jacques Grégoire Bouteillier du Coin, seigneur de la Boutarlière, fief de Saint-André-Goule-d'Oie, et autres lieux, demeurant en la ville de Mortagne » (17). Le « cens et devoir noble et féodal payable par chacun an à la fête de noëlà sa recette dudit lieu de la Boutarlière » à cause du jardin « relevant roturièrement dudit seigneur vendeur de son fief de Saint-André dépendant de sa seigneurie de la Boutarlière » est précisé dans l’acte : un denier (somme symbolique comme le centime d’aujourd’hui). Précisons enfin que le seigneur de la Boutarlière et de Saint-André, ne pouvait justifier d’une quelconque autorité sur l’ensemble de la paroisse, n’ayant de droits seigneuriaux que dans le bourg.

St André Goule d'Oie, l'église
On rencontre aussi ce titre dans une autre occasion, quand le curé de la paroisse de Saint-André-Goule-d'Oie qualifie le baron des Essarts en 1789 de « seigneur des Essarts, Sainte(Cécile et Saint-André-Goule-d'Oie », à l’occasion de la bénédiction d’une cloche de son église. Possédant la haute justice sur cette dernière paroisse, cela lui donnait le droit de porter ce titre. Mais l’intéressé, déjà marquis de Lespinay, n’en usa pas souvent.

La seigneurie de la Boutarlière tenait le fief de Saint-André-Goule-d'Oie de la seigneurie de Linières. Et c’est au seigneur du Coin que le seigneur de la Droslinière (Linières) rend un aveu pour le fief de Saint-André et surtout une toute petite partie de son domaine située sur la paroisse de Saint-André, proche du bourg. En ce milieu du 16e siècle le ruisseau de la Haute Gandouinière alimentait un étang à Linières, dont la moitié s’étendait sur le territoire de Saint-André. De plus un moulin à eau, installé au bord du ruisseau, et un moulin à vent bâti au sommet du coteau du versant Est, étaient situés aussi sur St André. Comme l’étang, ces moulins appartenaient au seigneur de Linières. De ce fait, le texte de l’aveu indique : « est ma femme de foi sous l’hommage du Coin Foucaut dame Françoise Fouchier, veuve de messire Joachim de la Chastre, vivant chevalier, seigneur de Toury et de la Droeslinière pour un fief appelé le fief de Saint-André-Goule-d'Oie… ». On sait qu’en 1550, Joachim de la Châtre était décédé et que son fils Gaspard, alors âgé de onze ans, était garçon d’honneur du dauphin, le futur roi François II. Gaspard, qui succèdera à sa mère dans la possession de Linières, est mort jeune en 1576. Ensuite le domaine eut deux propriétaires en peu de temps : Charles Bruneau (Rabatelière) et Pierre Garreau. En 1605, c’est l’épouse du protestant Elie de Goulaine qui possède le fief, Olympe Garreau. 

Le fief du Coudray et quelques autres à Saint-André-Goule-d’Oie
Le fief du Coudray (appelé alors Coudray Loriau) est tenu sous hommage plain et à rachat de la seigneurie du Coin Foucaud. En 1550, il est possédé par Loys Audayer, écuyer seigneur de la Maisonneuve (Montournais). Le rachat indiqué ici était une contribution payée par le vassal au suzerain, pour les biens nobles, à chaque changement de propriétaires (achat ou héritage). Il valait en Poitou une année de revenus.

 D’autres terres sont tenues à Saint-André sous hommage du Coin. Ainsi en est-il du village de la Boninière, représenté par André Belot, prêtre, et ses parsonniers, « lequel fief fut autrefois à feu Jehan Ponsard et depuis à Landois ».

La Vrigonnière (Essarts)
Le village voisin de la Bourolière (Saint-André-Goule-d'Oie) devait ses redevances à René Bertrand, écuyer seigneur de la Vrignonnière (Essarts), lequel pour cela en rendait hommage au seigneur de Plouer (Barette des Essarts), lequel rendait hommage au seigneur du Coin.


Guillaume Goion écuyer seigneur de la Nouhe de Vendrennes, à cause d’Antoinette de la Grève sa femme, tenait à hommage plain au seigneur du Coin, le fief du Bignon dans le tènement de la Brossière (Saint-André).

Il est indiqué aussi que « divers habitants du village de la Brossière » tiennent hommage au seigneur du Coin. En 1775, ceux-ci, au nombre d’une dizaine, envisageront d’entamer un procès pour justifier un refus de paiement de rentes foncières, expliquant que les deux tènements de la Brossière et de la Javelière en paient déjà une à Languiller « depuis l’origine ».

Perceval Maingarneau écuyer seigneur de la Regnaudière, « à cause de Dlle du Ployer sa femme »,  tenait à hommage plain au seigneur du Coin, le fief de la Giroisière dans le tènement de la Brossière (Saint-André-Goule-d'Oie ).

André Daviet rendait aussi hommage au seigneur du Coin pour le fief et tènement de la Crochardière, en la paroisse de Saint-André-Goule-d'Oie près du village du Pin. Ce village a totalement disparu depuis longtemps, ignoré même par le cadastre napoléonien.

La propriété foncière au sortir du Moyen Âge


Nous arrêterons ici l’énumération des autres terres et droits détenus sous hommage par le seigneur du Coin dans les paroisses voisines plus à l’ouest. Dans l’échantillon choisi, centré principalement sur Saint-André-Goule-d'Oie, reviennent parfois les noms de lieux-dits disparus, même avant le cadastre napoléonien. Se pose alors la question du pourquoi et du comment. Et on ne peut pas s’empêcher alors de faire le rapprochement avec le regroupement foncier étudié par L. Merle dans la Gâtine Poitevine (18).

Dans cette contrée à cheval sur les Deux-Sèvres et la Vendée, comprenant notamment les régions de Pouzauges et de la Chataigneraie, l’auteur explique qu’un remembrement foncier s'est opéré à partir de la fin de la guerre de Cent ans à l’initiative des seigneurs. Il a abouti au fil du temps à la constitution de grandes métairies qui ont fini par accaparer la majeure partie du sol gâtineau. C’est à cette occasion que de petits habitats ont disparu et qu’ont été créées dans cette région les haies si caractéristiques du bocage.


Dans son livre sur l’histoire de Saint-Fulgent M. Maupilier n’aborde pas ce point. En revanche, dans son livre sur Chavagnes-en-Paillers, Amblard de Guerry observe le même phénomène (19). Ses explications, appuyées sur des cas concrets et vérifiés dans cette commune limitrophe de Saint-André, recoupent en partie la thèse de Louis Merle. Cette « importante transformation de la propriété foncière » qu’il observe, résulte de plusieurs facteurs selon lui, suivant les cas rencontrés : l’extinction ou l’appauvrissement de certaines familles nobles, l’ambition et l’enrichissement de certaines autres, de nouveaux défrichements, la transformation de droits féodaux en possession directe pour des raisons mal élucidées selon l’auteur, la fragmentation des héritages des roturiers rachetés ensuite par les plus riches.

Cet aveu de Languiller nous montre à quel point les droits féodaux sont partagés en de nombreuses indivisions, après des siècles d’héritages, ventes et dons. Il en est de même des petites propriétés des roturiers. Dans les archives du notaire de Saint-Fulgent on verra parfois au 18e siècle des ventes de portions représentant le 1/6 ou le 1/9 d’une borderie déjà petite. Il a fallu attendre le code civil de 1804 pour inverser la tendance, avec, s’agissant d’indivision des propriétés par exemple, ce nouveau principe que nul n’est obligé de rester en indivision contre son gré, et conduisant aux dissolutions des indivisions. Autrefois on y restait, et les ventes se faisaient en licitation, suivant la formule rencontrée dans beaucoup d’actes notariés. La licitation était une vente aux enchères ou par adjudication d’une maison ou d’un héritage, appartenant en commun à plusieurs copropriétaires ou cohéritiers (20).

L’aveu de Languiller pose une question sur ce point de la transformation du foncier après le 16e siècle, mais la réponse est à chercher ailleurs.

Enfin cet aveu nous amène à une autre question. On n’y évoque jamais les rentes seigneuriales, à la différence des droits de terrages. Or ces rentes ont bien existé au 18e siècle dans le territoire de la mouvance de Languiller, comme le montre les archives notariales. Et avant aussi ; par exemple à la Javelière (Saint-André-Goule-d'Oie), le seigneur voisin de la Valinière (Saint-Fulgent), a cédé au curé de Saint-Fulgent, en février 1399, une rente due par les teneurs de la Javelière (21). Alors, quand et comment sont nées ces rentes seigneuriales dans la région ?


(1) Cette date précise nous est donnée dans la sentence arbitrale entre les seigneurs de Languiller et de la Chapelle rendue par Percheron le 25-2-1700 (Archives de Vendée, chartrier de la Rabatelière, seigneurie de la Chapelle Begouin : C 84). Elle semble ignorée par G. de Raignac le transcripteur de l’aveu de 1605. Le seigneur de Belleville était alors seigneur de Languiller.
(2) Archives de Vendée, Travaux de G. de Raignac : 8 J 101, aveu de Languiller et autres fiefs aux Essarts le 2 juillet 1605, page 72 et s.
(3) G. de Raignac, De châteaux en logis, itinéraire des familles de Vendée Editions Bonnefonds (1990) T2, page 110.
(4) Anselme de Sainte-Marie, Ange de Sainte-Rosalie, Histoire de la Maison Royale de France et des grands officiers de la Couronne (1733, 3e édition) T 7, page 704.
(5) P. Marchegay, Recherches historiques sur le canton de Fontenay, Annuaire de la société d’émulation de la Vendée (1859), page 136.
(6) Archives de Vendée, notaire de Fontenay-le-Comte, Jehan Robert : 3 E 37/301, quittance de Marie Hurault à Michel Daviceau de 900 livres pour prix de la ferme de Languillier.
(7) Revue des sociétés savantes, (1861) T 6 : Annuaire de la société d’Emulation de la Vendée (1858-1859), page 235.
(8) G. de Raignac, De châteaux en logis, itinéraire des familles de Vendée, Editions Bonnefonds (1990), T2 Page 112.
(9) Amblard de Guerry, Chavagnes communauté vendéenne, Privat (1988), page 38.
L’article 113 de la coutume du Poitou obligeait à jurer fidélité sur les évangiles en cas   d’hommage lige, ce qui n’était pas exigé en cas de simple hommage plain.
(10) Ce fief n’est pas à confondre avec ceux du même nom à Saint-Germain-de-Princay, à Sallertaine ou à l’Herbergement.
(11) Archives de Vendée, travaux de Guy de Raignac, copie inachevée d’aveu pour la Chapelle Beguoin entre 1680 et 1685, reproduisant un aveu rendu en 1580, 8 J 101, page 71 et 72.
(12) Archives de Vendée, notaire de Saint-Fulgent, Frappier : 3 E 30/12, achat de 1/6 de Borderie à la Brejonnière de F. Cougnon à Chatry le 17-8-1790.
(13) Dalloz frères, Essai sur l’histoire générale du droit français, Bureau de jurisprudence générale – Paris – 1870, page 101.
(14) Joseph Nicolas Guyot, Répertoire universel et raisonné de jurisprudence civile, criminelle, canonique et bénéficiale, Panckoucke, Paris -1779-  T 27, page 369 et s.
(15) Xavier Aimé, La Boutarlière ou le passé retrouvé – Chauché (1996).
(16) Louis Pierre d’Ozier, Armorial général ou registre de la noblesse de France, Registre second, 1e partie (1741), page 465.
(17) Archives de Vendée, notaire de 
Saint-Fulgent, Frappier : 3 E 30/12, vente d’un canton de jardin dans le bourg de Saint-André, de Bouteiller à Bordron le 7-6-1788.
(18) Louis Merle, La métairie et l’évolution agraire de la Gâtine poitevine de la fin du Moyen Âge à la Révolution Paris SEVPEN (1958).
(19) Amblard de Guerry, Chavagnes communauté vendéenne, Privat (1988), pages 83 et s.
(20) Michèle Bimbenet-Privat, glossaire dans la présentation du Centre historique des archives nationales, série Y pour le Châtelet de Paris, répertoire numérique détaillé.
(21) Archives de Vendée, notaire de
Saint-Fulgent, Frappier : 3 E 30/5, reconnaissance de rente de la Javelière au curé de Saint-Fulgent le 27-9-1770.


Emmanuel François, tous droits réservés 
Mai 2013, complété en août 2014

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