dimanche 2 août 2020

Les abus des peleurs d’écorces en 1783 dans la région de Vendrennes

Un acte notarié en 1783

Suivant l’usage dans la région de Vendrennes et d’Ardelay à la fin du 18e siècle, les peleurs d’écorce avaient le droit de se servir des bois ne leur appartenant pas pour pratiquer leur activité : prélever au printemps l’écorce des chênes. Mais ils devaient en laisser la moitié sur chaque tronc. Or les propriétaires des bois ont prétendu à cette époque que les peleurs exagéraient, en prenant plus de la moitié.

Château d’Ardelay

Pour donner une base sérieuse à la position des propriétaires, et probablement à leur instigation, le notaire de la baronnie d’Ardelay, maître Jean Chaigneau, a rédigé un acte le mercredi 28 mai 1783, rappelant la limite à ne pas dépasser dans la pelure des écorces des arbres. En voici le texte (1) :

"Aujourd’hui vingt-huit mai mil sept cent quatre-vingt-trois, 
Par devant nous notaires de la baronnie d’Ardelay, et le notaire royal en Poitou, soussignés, ont volontairement comparus en personne établis en droit, dument soumis, maître Louis Boisson, bourgeois demeurant au logis de la Noue, paroisse de Vendrennes et syndic de ladite paroisse, Jean Levain, laboureur demeurant à la Garlopière paroisse des Herbiers, Charles Merlet, marchand laboureur demeurant à la Frapperie dite paroisse des Herbiers, Mathurin Pineau, laboureur demeurant à la Laudière paroisse du dit Ardelay, Pierre Charrier, fermier de la maison noble de la Limouzinière dite paroisse d’Ardelay, Pierre Pasquerau, laboureur demeurant à la Pipardière dite paroisse d’Ardelay, maître Philippe Paquier, marchand demeurant au bourg et paroisse des Herbiers, René Blanchard, fermier demeurant à la Grange paroisse dudit Ardelay, François Blanchard, laboureur demeurant la Porcherie dite paroisse d’Ardelay, Pierre Pasquier, jardinier demeurant à ladite maison noble de la Limouzinière de la paroisse d’Ardelay, et Jacques Landreau, charpentier demeurant au village de Beauregard dite paroisse d’Ardelay, 
Lesquels dits ci-dessus établis ont dit et déclaré à nous dits notaires, avoir parfaite connaissance et savoir que l’usage du pays ici et environ est que les peleurs d’écorce du bois propre à faire du tan pour le métier de tanneur, est que les dits peleurs le pèle à moitié, c'est-à-dire que les dits peleurs en ont la moitié pour leur salaire et travail, et que le propriétaire des bois a l’autre moitié, et que chacun dispose de sa moitié et la vend à qui il juge à propos. 
Dont et de tout quoi nous dits notaires avons donné acte aux parties ci-dessus établies pour valoir et servir ce que de raison. 
Fait et passé au château d’Ardelay notre juridiction, lesdits jour et an que dessus. Lecture faite aux dites parties qui ont déclaré ne savoir signer, fors les soussignés. Approuvé en interligne … 
Philippe Paquier, René Blanchard, François Blanchard, Mathurin Pineau, Jean Levain, Boisson 
Chaigneau notaire 
Graffard notaire royal 
Contrôlé aux Herbiers le 28 mai 1783. Reçu quinze sols. Graffard Deslandes"

Ils sont donc onze hommes à s’être déplacés chez le notaire pour témoigner des limites de l’usage en question : sept d’Ardelay, trois des Herbiers et un de Vendrennes. Nous ne les connaissons pas tous, mais ils semblent bien constituer un échantillon représentatif de personnes compétentes sur le sujet évoqué. Un bourgeois, Boisson, en l’occurrence un propriétaire foncier vivant de l’exploitation de plusieurs métairies, qui plus est syndic de sa paroisse (ancêtre du maire), un jardinier du château de la Limouzinière à Ardelay (2). La fonction de ce dernier lui donnait autorité dans le travail se rapportant aux arbres, et probablement représentait-il, avec le fermier de la seigneurie, le seigneur foncier, aussi propriétaire des bois ainsi utilisés. Un artisan charpentier, un marchand et sept agriculteurs, dont l’un pratiquait en plus le commerce des bestiaux (marchand laboureur).

André Daumas : Forêt de chênes-lièges

Ces onze personnes ont donc rappelé que l’usage de peler l’écorce des troncs d’arbre, ne devait pas dépasser la moitié pour chacun d’eux. Il en est de même de nos jours sur les arbres chêne-liège des Pyrénées-Orientales. Cette activité des peleurs individuels n’était pas générale. Dans les alentours de Parthenay, ville où les tanneries étaient nombreuses, les marchands tanneurs achetaient des coupes de bois dans les propriétés rurales de la région alentour. Ils s’engageaient alors à « peller et escorcer les bois … dans la mi-mars » et à procéder à leur abattage immédiatement après (3). Dans ce cas le pelage du tronc visait les 100 %. La mi-mars évoquée ici était bien la période appropriée au moment où la sève montait.

Il apparait que l’acte notarié avait pour but de fournir une base écrite sérieuse à la position des propriétaires en vue d’un procès. Il s’agissait d’établir la réalité d’un usage, qui devait être reconnu par un juge royal pour être utilisé devant les tribunaux. Depuis l’ordonnance de 1667 sur la procédure civile, c’était le seul moyen légal en vigueur de preuve d’un usage reçu en justice. L’ordonnance avait en effet aboli l’enquête par turbe utilisée depuis longtemps : un groupe de personnes qualifiées (tourbiers) affirmaient à l’unanimité qu’une coutume ou usage allégué existe bien en tel lieu. Cette procédure avait été réglementée en 1270 par Louis IX (4). C’est que l’usage, comme source de droit, était plus fréquent que de nos jours, encore faut-il prouver qu’il existe et comment il existe, étant défini en terme général comme « une chose fréquente d’ancienneté dont on a toujours usé ».

Cet acte notarié a été passé au château d’Ardelay, où officiait le notaire de la baronnie. C’était la demeure de la famille des Herbiers à l’Etenduère, et ensuite de la famille d’Escoubleau. Le notaire s’appelait Jean Chaigneau et sa compétence, à l’époque elle était conçue comme une juridiction, se limitait en principe à sa baronnie. Mais en cas de besoin il insérait dans ses actes une clause d’extension de juridiction (prorogation selon le vocabulaire d’alors), acceptée par les parties, pour échapper à cette restriction territoriale. C’est qu’en principe les parties à un acte notarié devaient alors être domiciliées dans le ressort de compétence du notaire, sous peine de nullité de certains actes comme les contrats (5).

Par ailleurs on remarquera dans la formule employée au début de l’acte son caractère judiciaire, les personnes étant « dument soumises », à la cour ou tribunal du notaire. Il consacre le rôle central de la justice dans la tradition française, pour donner de la sûreté aux actes privés, par le magistère de l’authentification. Les notaires avaient pris la place des simples officiers de justice et de police qu’étaient devenus les sénéchaux ou baillis au cours du Moyen Âge dans cette fonction d’authentification. Certes les notaires ne sont plus officiers de justice de nos jours, mais ils ont gardé leur rôle d’authentification sous la tutelle du ministère de la justice. En modernisant l’Etat, les républicains ont renforcé son rôle, déjà central au temps des rois de France. À l’époque les actes étaient toujours passés devant deux notaires en même temps, et aux côtés de maitre Jean Chaigneau on trouve maître Graffard, notaire royal. Sa juridiction personnelle, plus large, comprenait la sénéchaussée du Poitou. L’acte du notaire a été contrôlé aux Herbiers au bureau de l’enregistrement et des domaines par Graffard-Deslandes, moyennant le paiement d’une taxe de quinze sols (6). C’était une formalité obligatoire, servant essentiellement à constater la date des actes. Faut-il ajouter qu’elle est née de la nécessité de renflouer le déficit des finances publiques ?


Les tanneries avant la révolution industrielle en Vendée


Ancienne tannerie du Fleuriais
à Mortagne-sur-Sèvre

Cet acte notarié est l’occasion de se rappeler l’importance de l’utilisation du cuir en cette fin du 18e siècle. Il était destiné à l'agriculture et se diversifiait aussi selon les qualités dans la chaussure, la maroquinerie, la sellerie, l'armement et autres usages. Depuis les temps préhistoriques, l’homme savait le préparer suivant des méthodes naturelles, toujours utilisées en 1783. Elles ont été abandonnées à l’âge industriel avec la naissance de nouveaux produits chimiques. Parmi elles, le tannage végétal utilisait des écorces d’arbre riches en tannin.

La documentation consultée sur le Bas-Poitou indique bien l’existence de tanneries à cette époque, notamment à Fontenay, Mervent, Luçon et Coulonges, mais elles ne paraissent pas représenter une forte activité dans cette région. Il lui fallait un approvisionnement en peaux, qui ne devaient pas manquer. Des marchands parcouraient la campagne, de villages en villages, pour acheter les peaux de lapin et de moutons surtout. Les peaux de bœufs et de vaches se récupéraient sur les lieux d’abattage. De plus, les peleurs d’écorce, on le constate ici, disposaient de bois abondants dans le bocage et d’un droit, consacré par l’usage, favorable à leur activité. Mais les procédés utilisés exigeaient beaucoup d’eau et les tanneries étaient surtout installées le long des cours d’eau. Le débit du Petit Lay, de la Boulogne, voire de ruisseaux moins importants semble avoir suffi. Vue d’aujourd’hui on peut être étonné, car leur débit parait bien faible par endroit en été.

Une recherche dans le site des Archives de Vendée, avec son moteur de recherche, sur le métier de tanneur fait ressortir son exercice avant la Révolution de manière plus importante que la documentation sur les tanneries ne le laisse apparaître. On trouve des tanneurs à la Copechagnière, les Brouzils, Belleville/Vie, Apremont, Challans, Montaigu, Mortagne, la Verrie, etc. Mais aussi on repère les tanneurs qui devaient se fournir auprès des peleurs d’écorce visés dans l’acte cité plus haut : au Petit Bourg des Herbiers, Saint-Mars-la-Réorthe, Mouchamps, Sainte-Cécile (7), aussi au village du Plessis Cosson des Essarts au 18e siècle (8). Enfin on connait un marchand tanneur demeurant à la Guierche (Vendrennes), repéré lors de son mariage en 1806 (9).

Dans les archives de la seigneurie de la Pouzaire on trouve des aveux de la Normandelière (Copechagnière) à Montaigu, où il est fait mention de plusieurs moulins à tan aux abords de la forêt de Gralas. Les tanneurs à la Copechagnière et des Brouzils, étaient ainsi bien placés pour utiliser l’écorce des chênes tout proches et en abondance (10).

Le bois des forêts alimentait aussi une autre activité, les fours, pour fabriquer du verre, des tuiles, briques et carreaux et aussi de la chaux. C’était le cas à Vendrennes comme on le voit dans une visite de la métairie et tuilerie et four de Bonne Œuvre près de la forêt de Mouchamps. Elle a été effectuée le 1er octobre 1761 entre le propriétaire des lieux, Joseph de Sarode, et ses nouveaux fermiers, Henri Martineau et Charles Boisson. Le procès-verbal fait état d’une « halle où était autrefois la verrerie en partie ruinée » (11). En 1625 il y avait un charbonnier demeurant à la Pidouzerie de Vendrennes (12). Il fabriquait du charbon de bois grâce aux forêts de la contrée. Enfin il existait une autre activité dans les forêts, le ramassage des glands pour l’alimentation des cochons. C’est ainsi qu’au château de la Rabatelière on acheta 34 boisseaux de glands le 20 décembre 1786, à 10 sols le boisseau (13), soit le quart de la valeur d’un boisseau de seigle.


La tannerie du 18e siècle


Moulin à tan

Le tanin est une substance organique contenue dans de nombreux végétaux, notamment dans des écorces. Celles-ci étaient hachées, broyées, puis moulues pour être livrées aux tanneries. Pour les approvisionner on utilisait surtout l’écorce du jeune chêne pédonculé dans les bois taillis et non pas dans les bois futaie réservés au bois de charpente. De plus, ses glands nourrissaient les porcs en automne. Il est d’ailleurs très utilisé de nos jours par les vignerons pour l’élevage du vin en fût de chêne, en raison précisément de la richesse de ses tanins. Le texte notarié emploi le mot tan. C’était la poudre d’écorce de chêne broyée dans un moulin. On l’a aussi utilisée avec de la chaux pour obtenir un liant plus résistant de maçonnerie dans les temps anciens. 

Le maître tanneur (patron) travaillait souvent avec plusieurs garçons tanneurs (ouvriers). Les nombreuses opérations de traitement des peaux étaient physiquement exigeantes dans un air ambiant de puanteur. Le tannage proprement dit consistait à empiler les peaux dans de grandes cuves en bois ou en maçonnerie étanches, appelées fosses, entre des couches de tan neuf. Ces cuves étaient en général enfouies aux trois quarts de leur hauteur et contenaient de 800 à 1000 litres d’eau (14). II fallait environ 300 kg de tan pour 100 kg de peau fraîche. L’eau était ajoutée de manière à tremper toutes les peaux. Le tanin de l'écorce se dissolvait et était absorbé par celles-ci. Cette dernière opération pouvait être renouvelée plusieurs fois et, à la fin, les peaux devenaient souples et imputrescibles.

Autour des fosses le terrain était pavé de larges dalles et le tout reposait sous un hangar appelé halle. Derrière lui et plus élevés, il y avait d’autres hangars clos de lamelles de bois peu épaisses disposées en forme de persiennes. Ils servaient de séchoirs aux peaux tannées. Le tout ne nécessitait pas un capital couteux, selon deux baux de 1595 et 1598 à Poitiers (14).

Après le tannage réalisé dans un milieu acide, il fallait passer en milieu neutre grâce le plus souvent au carbonate de calcium provenant des pierres de calcaire. Suivait la phase du corroyage pour donner au cuir la fermeté, le poli et la souplesse nécessaires. La gélatine, sous-produit de ces opérations, pouvait être vendue aux moulins à papier, qui l’utilisaient pour encoller les feuilles de papier destinées à l’écriture (15). Les pièces en bois et en métal, servant à assouplir les peaux dans le travail du tannage, s’appelaient des « palissons » dans la région de Saint-André-Goule-d’Oie. Les outils des tanneurs étaient parfois appelés les « os de saint Crépin », allusion au saint patron des artisans du cuir et des cordonniers, qui vivait à Soissons au début du IVe siècle (16). On sait l’importance qu’avait le culte des saints dans la société occidentale issue du Moyen Âge. Le métier de tanneur comportait des spécialités comme celui de blanconnier, qui blanchissait les peaux de mouton. On en trouvait à Fontenay. Cette technique décrite ici a comporté des variantes (ex. cuir de Cordoue) et s’est perpétrée jusqu’à l’arrivée de nouveaux procédés à base de produits chimiques synthétiques.

En 1793, la Convention Nationale eut besoin dans l’urgence d’un approvisionnement très important d’équipements en cuirs pour chausser les nouveaux soldats. On ne pouvait pas attendre les délais habituels de plusieurs mois pour tanner des peaux. On avait besoin de 170 000 peaux de bœuf, 100 000 peaux de vache et 1 000 000 peaux de veau. En 1794, le chimiste et industriel Armand Seguin développa un procédé de tannage en trois semaines, jouant sur la concentration du jus tannant (17). Néanmoins, la victoire remportée sur le délai se fit au détriment de la qualité.

On ne saurait oublier l’importance de la pollution des rivières générée par cette activité, d’autant que l’eau n’était pas colorée par les rejets comme ceux des teinturiers. Or cette eau était utilisée par les ménagères, surtout dans les villes. Bien des maladies des hommes et du bétail ont trouvé leur origine dans ce type d’activité. C’est pourquoi l’activité des tanneurs et des teinturiers a fait l’objet d’un règlement en 1315 dans la ville de Narbonne, par exemple. Ils ne pouvaient déverser leurs rejets nauséabonds et colorés dans la rivière qu’au début de la nuit, de façon à ce que l’eau puisse servir de boisson aux habitants au petit matin (18) !

Ce n’est pas le procédé qui est en cause bien sûr, mais sa mise en œuvre sans les précautions nécessaires. Le problème est le même avec les tannages à base de produits chimiques. Notre époque qui aime parfois faire « retour à la nature », réutilise le procédé ancien de tannage. Celui-ci n’est donc pas qu’un sujet pour l’Histoire, mais aussi il peut faire partie des choix dans un projet d’entreprise. On parlera alors du « tannage végétal », dans une approche marketing propre à séduire les personnes sensibles à l’argument, parce qu’il diminue le recours aux produits chimiques. Les spécialistes avancent en même temps un autre argument : le procédé conserve un meilleur aspect au cuir, plus naturel et avec de plus grandes possibilités pour les travaux de décoration. Dans cette évolution, l’artisanat des tannerie vendéennes a disparu. En revanche la région des Essarts-en-Bocage a accueilli récemment des ateliers de maroquinerie de luxe des marques Louis Vuitton.

Maroquinerie vendéenne (L. Vuitton)

Les archives des notaires de Fontenay-le-Comte nous apprennent aussi que la manie du commerce des emplois publics, dont abusèrent les rois de France pour remplir leurs caisses souvent vides, avait aussi touché le travail et le commerce du cuir au 17e siècle. La production de cuir était contrôlée pour percevoir des « droits de marque ». L’office de « contrôleur, visiteur et marqueur des cuirs », propre à chaque petite région comme celle de Mervent et des Clouzeaux, était souvent acheté par des tanneurs, parfois donné à bail à d’autres tanneurs ou marchands tanneurs. On se contrôlait donc entre gens de la profession ! Mais le début du 17e siècle est connu pour la déliquescence de ses mœurs administratives. L’officier appliquait sur les cuirs une marque avec un marteau, constituant une garantie, ancêtre de nos labels. Ainsi nous avons l’exemple de Pierre de Couignac affermant son office de contrôleur, visiteur et marqueur des cuirs de Mervent pour trois ans, le 31 décembre 1622. Les preneurs sont deux frères, marchands tanneurs, Jehan Maupetit de Pissotte, et Gabriel Maupetit de Mervent. Le bail est conclu moyennant 70 livres par an et « ung mille de gros cuir à faire carrelure de soulier bon et bien apresté à faire ouvrage ».

Enfin, il faut indiquer que la nouvelle législation issue de la Révolution mit fin à ce droit particulier des peleurs d’écorce. La propriété était devenue un droit de l’homme dans une définition excluant les charges pesant sur elle. La Révolution supprima les droits seigneuriaux et ceux des peleurs d’écorce en même temps. La loi du 12 juin 1791 édicte en son article 14 « Ceux qui détruiront les greffes des arbres fruitiers ou autres, et ceux qui écorceront ou couperont en tout ou en partie des arbres sur pied qui ne leur appartiendront pas, seront condamnés à une amende double ».


(1) Acte du 28-5-1783 portant que les peleurs d’écorce épèlent à moitié, Archives de Vendée, notaires des cantons des Herbiers à Ardelay, étude A, Jean Chaigneau : 3 E 65 10-1, vue 488/628.
(2) Son propriétaire était à cette date Charles Antoine Bernabé, seigneur de la Boulaie, la Limouzinière et autres lieux, demeurant à Fougère.
(3) Louis Merle, La métairie et l’évolution agraire de la Gâtine poitevine de la fin du Moyen Âge à la Révolution, Editions Touzot, 1958, page 198.
(4) Marie Bassano, leçon 6, la Coutume, cour de l’université numérique juridique francophone.
(5) Sentence d’ordre du 9-9-1727 des syndics des créanciers de Moreau et Menard, copie du 9-3-1754 (page 42), Archives de Vendée, chartrier de Roche-Guillaume, famille Moreau : 22 J 29.
(6) Il fallait 20 sols ou sous pour faire une livre.
(7) Pour ces derniers, on connaît François Rouillon, beau-frère de Charles Guyet, maitre de poste de Saint-Fulgent, lors de son mariage avec Marie Louise Guyet. Voir Archives de Vendée, registre des mariages de Sainte-Cécile le 26-6-1759 (vue 173/275).
Son frère Jean Guyet s’établit à Sainte-Cécile où il fut marchand tanneur. Le fils de ce dernier deviendra régisseur de Linières à partir de 1804.
(8) Revue du Centre vendéen de recherches historiques no 17 (année 2010), A. Gaillard, Louis-Constant Trastour insurgé malgré lui, page 54.
(9) Archives du diocèse de Luçon, fonds de l’abbé boisson : 7 Z 76-1, Saint-André-Goule-d’Oie, lieux-dits et famille Fluzeau.
(10) Archives du diocèse de Luçon, fonds de l’abbé boisson : 7 Z 61, Rabatelière, les moulins.
(11) Visite du 5-7-1762 de la métairie et tuilerie de Bonne Œuvre (Vendrennes), Archives de la Vendée, notaires de Saint-Fulgent, Frappier : 3 E 30/3. Les Sarode étaient une famille noble de verriers originaires d’Italie (Montferrat), selon B. Fillon et O. de Rochebrune : Les verriers du Poitou, page 9 dans « Poitou et Vendée études historiques et artistiques », réimpression de Laffitte en 1981 de l’édition de 1887.
(12) Note no 2 sur la Baritaudière à Saint-André-Goule-d’Oie, Archives d’Amblard de Guerry : S-A 1.
(13) Achats du 20-12-1786 dans les comptes du château (1786-1787), Archives de Vendée, chartrier de la Rabatelière : 150 J/I 55, page 26.
(14) Paul Raveau, Essai sur la situation économique et l’état social en Poitou au 16e siècle, Librairie des sciences politiques et sociales, Paris, 1931, page 40. [Archives de Vendée : L 14]
(15) B. Raymond, Le grand moulin à papier des Epesses, Recherches Vendéennes, Edition du CVRH et de la société d’Emulation de la Vendée (2013), page 182.
(16) Régine Pernoud, Les saints au Moyen Âge, Plon (1984), page 21.
(17) Eva Halasz-Csiba, Le Tan et le Temps, http://tc.revues.org/1585 - Techniques & Culture 2002.
(18) J. P. Leguay, La pollution au Moyen Âge, Editions J. P. Gisseront (2007), page 58.


Emmanuel François, tous droits réservés
Aout 2020





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